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Can 2016 et 2019 : Paul Biya prescrit l’accélération des préparatifs

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À l’issue du Conseil de ministres du 15 octobre 2015, le Chef de l’Etat a engagé le gouvernement à tout mettre en œuvre pour relever les défis de l’organisation des prochaines coupes d’Afrique des nations (Can) prévues au Cameroun.

Outre les questions relatives à la sécurité nationale, l’état d’exécution du Plan d’urgence pour l’accélération de la croissance économique, la réduction du train de vie de l’Etat, à l’élimination des dépenses non essentielles et la lutte contre la corruption, le récent Conseil ministériel tenu le 15 octobre 2015 au palais de l’Unité de Yaoundé était consacré en grande partie à la préparation des Coupes d’Afrique des nations féminine 2016 et masculine prévue en 2019 au Cameroun.

S’agissant de la préparation des prochaines Coupes d’Afrique des nations de football, le ministre des Sports et de l’Éducation physique (Minsep), Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt a indiqué, en présence du président Paul Biya, le Premier ministre, les ministres d’État, les ministres, les ministres Délégués et les secrétaires d’État, que certains travaux de réhabilitation ou de construction des infrastructures sportives pour la Can 2016 ont déjà démarré. Le ministre des Sports a trouvé sur sa table ces importants dossiers des Can 2016 et 2019 dont les préparatifs avancent seulement à de petites foulées.

Outre le Minsep nommé à l’issue du réaménagement du gouvernement du 2 octobre dernier, après un premier séjour dans la grande famille du sport entre 2000 et 2004  le chef de l’État qui porte ces projets à cœur a demandé aux ministres des Travaux publics, du Tourisme, de l’Urbanisme et du développement urbain…, de prendre les dispositions appropriées pour la réalisation diligente des travaux relatifs à la Can 2019. Il s’agit pour ces membres du gouvernement, de tout mettre en œuvre pour relever le défi de leur bonne organisation, dans les délais impartis.

Malgré toutes les bonnes volontés des pouvoirs publics, et les nombreuses mises en garde de la Confédération africaine de football (Caf), qui a dû repousser le début de la Can féminine d’octobre à novembre 2016, la construction des stades bat de l’aile au Cameroun.  Certains chantiers sont carrément à l’arrêt, à l’instar du Grand stade Paul Biya. Le stade de 60.000 places assises situé sur une superficie de 288 ha dans la banlieue Nord de Yaoundé n’a pas avancé d’un pouce.

Blocages.

Des problèmes d’indemnisations opposent les populations du quartier Olembe aux pouvoirs publics depuis plusieurs années. En avril dernier, la société française Razel a entamé un vaste terrassement sur le site, stoppé par des riverains (52 familles) en colère, suite à la destruction de leurs biens donc des cultures et des habitations.
Le Ngueme Limbe’s stadium déjà achevé n’est toutefois pas encore opérationnel. Le stade moderne construite sur 27 ha pour 20.000 places avec vue sur l’Océan atlantique attend toujours l’aménagement des principales voies d’accès et de la voie de contournement. C’est pourtant  une infrastructure moderne dotée d’une pelouse naturelle, d’un système d’arrosage automatique, d’une piste d’athlétisme, de vestiaires, de toilettes, de voies d’accès aux handicapés.

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Sur le site de Douala, chef-lieu de la région du Littoral, le gouvernement est actuellement à la recherche d’un nouveau site non marécageux, qui permettrait, espère-t-on, une avancée rapide des travaux du stade Bwang-Bakoko  de 50 000 places assises. L’enceinte présentera également tous les attraits d’un stade moderne (tribunes couvertes, sièges individuels, pelouse naturelle, piste d’athlétisme, vestiaires, sono performante…).

Ce changement de site a eu des conséquences terribles sur la programmation des matches de la Can 2016. En effet, la capitale économique ne pourra finalement plus accueillir de rencontre. Seules les cités de Limbe dans le Sud-ouest et Yaoundé, où est envisagé une énième réhabilitation du stade Ahmadou Ahidjo de 38.000 places ont été retenues par la Confédération africaine de football.

Le Minsep annonce pour bientôt la fin des travaux de construction du nouveau stade de Bafoussam. Situé à la lisière entre les départements de la Mifi et du Noun, le stade de Kouekong soutenu sous forme de prêt préférentiel d’un montant de 190 millions de Yuan chinois, soit environ 9,1 milliards de Fcfa, verra sa construction achevée en 2015. D’une capacité de 20.000 places, il présentera lui aussi tous les atouts d’un stade moderne, même s’il ne sera pas entièrement couvert. Mais il sera doté d’une piste d’athlétisme, d’une pelouse naturelle, des vestiaires.

Au-delà de la construction de nouvelles aires de jeu, le gouvernement prévoit les réhabilitations des stades Ahmadou Ahidjo construit pour abriter la huitième Coupe des nations organisée en 1972, d’une capacité d’accueil de 38.000 places. Pareil pour les stades de la Réunification à Douala, sorti de terre à la même période et Roumdé-Adja de Garoua.
Au Minsep, un cadre essaye de justifier l’incapacité du gouvernement à trouver une solution efficace à ce casse-tête : «La réhabilitation ou la construction des infrastructures coûte cher. Et l’État n’a pas les moyens de satisfaire à brève échéance à tous les besoins existants.» Et de poursuivre, «Seule une synergie de compétences et d’actions peut nous permettre d’envisager des issues concrètes au manque d’infrastructures sportives. Je pense par exemple qu’en association, avec les communes, le secteur privé et les ressources étrangères, nous pourrons approfondir la réflexion à ce sujet».

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