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Can 2016: Le Cameroun n’est pas prêt en matière d’hôtellerie

Hotellerie - Cameroun - Camer24

Le secteur hôtelier au Cameroun ne répond pas encore aux standards internationaux attendus.  Les hôteliers ne sont pas toujours formés. L’hôtellerie n’est pas encore prête à accueillir les Coupes d’Afrique des Nations 2016 et 2019 à venir.Ces facteurs plombent par ricochet le tourisme qui demeure à la traîne.

C’est ce qui ressort grosso modo d’une table-ronde organisée vendredi le 27 novembre 2015 dans la cité économique. Des spécialistes ont débattu autour du thème : « tourisme camerounais : les challenges de l’hôtellerie à l’aube des Can 2016 et 2019 ». La rencontre a  été une initiative de la plateforme Jovago.com. « Le tourisme sportif est à la traîne au pays quand bien même il serait l’un des secteurs sur lesquels l’Etat camerounais compte pour relancer l’économie de façon durable. Notre souhait est que les choses changent. Voilà ce qui justifie cette table-ronde », a expliqué Simon Mbelek, communicateur de Jovago.com.

L’événement a donné de souligner les verrous du tourisme au Cameroun. D’après Njamen Barro, expert en management du tourisme durable dans la zone Ceeac (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), non seulement l’hôtellerie ne permet pas au tourisme de se développer au Cameroun mais aussi d’autres points sont à prendre en compte. « La non intégration des outils de développements à l’instar du plan directeur, du plan marketing au niveau du tourisme de congrès et des affaires  dans la politique de développement comme c’est le cas aux Etats-Unis, on serait loin de nos jours.

Or, les outils que nous avons datent des années 1960 », mentionne l’expert qui renchérit : « le tourisme de loisirs et de découverte souffre des problèmes de marketing global. Et pourtant, le Cameroun serait le 1er Etat parmi les 11 de la Ceeac selon les chiffres 2013 de l’Organisation mondiale du tourisme, puisque depuis une dizaine d’années, il y a des projets structurants en cours, des séminaires, conventions, congrès qui se développent. Il est donc que l’on continue sur cette voie pour sortir de l’ombre ».

Perspectives

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Pour amener les touristes à découvrir le Cameroun en dépit de l’insécurité qui règne dans la partie septentrionale et surtout pour être capable d’accueillir les Can prochaines, il faut : « renforcer les capacités institutionnelles. Autrement dit, l’administration en charge du tourisme doit être formée. On doit revoir toute la législation ou cadre réglementaire.

Si on veut faire du tourisme un moteur de croissance, il faut à tout prix un cadre réglementaire incitatif ; une synergie entre les ministères concernés notamment le ministère des Arts et de la culture, ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ministère du tourisme et des loisirs, ministère du commerce, etc », indique Njamen Barro qui est par ailleurs expert en valorisation des ressources naturelles et culturelles. Pour le spécialiste, il y a également une nécessité de fortement sensibiliser les acteurs du privé et les opérateurs du secteur touristique. Ces derniers, qui dit-il, doivent apprendre à faire une étude de faisabilité avant de construire un hôtel. L’interlocuteur a insisté sur la formation des personnels dans les hôtels.

La délégation du tourisme se mobilise

Face à l’état des lieux pas très reluisant de l’hôtellerie camerounaise, la délégation régionale du tourisme du Littoral annonce des projets novateurs. Judith Ekango, représentant le délégué régional du tourisme affirme que tout est en train d’être fait pour garantir un bien-être des touristes, une satisfaction totale de la clientèle et surtout un bon déroulement des coupes d’Afrique des Nations prochaines. « En guise de projets en cours, il y a les constructions des établissements cinq étoiles (Hilton Douala, l’hôtel Mariotte, Djeuga Palace, Complexe Belavie, Golden), un établissement à 3 étoiles qui est Aquacity Plaza.

En termes de descente sur le terrain, depuis le 2ème semestre de l’an 2015, se tiennent des missions de contrôle conjointes (ministère de l’eau et de l’énergie, ministère de l’environnement, celui du commerce, du tourisme) », déclare la responsable qui avance que les critères entre autres sur lesquels l’administration est rigoureuse sont les suivants : la capacité d’accueil d’un hôtel, la qualité du mobilier, la qualité des personnels et des services.

Linda Mbiapa, Stg

Sources : Cameroonvoice Today!

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