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CAN 2016 – 2019: Le temps presse

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L’organisation d’une CAN, ne l’oublions pas, engage le pays choisi à remplir un cahier de charges

Dans ce compte à rebours lancé par l’attribution au Cameroun, le 20 septembre 2014, de l’organisation de la CAN 2019, un bon signal est parti avant-hier de l’Immeuble étoile :

la toute première réunion du Comité national de préparation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2016 et de la CAN masculine 2019, mis sur pied le 03 octobre par décret présidentiel. Le temps presse en effet. Car les quatre ans et deux mois nous séparant de janvier 2019, date indicative du démarrage de la compétition, se révèlent relativement courts par rapport à tous les chantiers qu’il faudrait conduire à terme.

L’organisation d’une CAN, ne l’oublions pas, engage le pays choisi à remplir un cahier de charges garant d’un niveau appréciable de préparation, au plan des infrastructures : terrains de jeu, terrains d’entraînement, hôtels, transports, télécommunications, hôpitaux… Mais de fait, ce sont tous les secteurs de la vie nationale qui sont interpellés, en premier lieu, les grands projets structurants. Car les chantiers énergétiques, par exemple, au cas où ils seront bouclés, auront une incidence directe sur la qualité de l’organisation.

Le cahier de charges présuppose, en effet, que le pays organisateur dispose d’infrastructures élémentaires qu’il serait à la limite indécent d’évoquer : disponibilité en quantité et en qualité d’eau courante et d’énergie électrique dans les villes-hôtes. Le Comité national mis en place par le chef de l’Etat dispose en son sein de membres représentant les administrations compétentes dans ces divers domaines. Et selon les indiscrétions ayant filtré de la réunion de lundi présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, les membres du Comité, chacun selon son secteur, ont été instruits de produire dans de brefs délais une fiche technique comportant les réalisations à faire dans un chronogramme précis. La mouture de l’ensemble de ces fiches devant constituer le plan d’action à mettre en œuvre avec succès pour une organisation réussie. Le temps presse d’autant plus qu’un galop d’essai s’offre au Cameroun en 2016 en la CAN féminine. Ce sera un test grandeur nature qui donnera au Cameroun l’avantage de roder sa machine organisationnelle. Non sans constituer un couteau à double tranchant. Dans la mesure où un fiasco de cette première compétition serait lourd de menaces pour la suite.

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Après le sommet France-Afrique organisé en janvier 2001 à Yaoundé, un fonctionnaire international en poste au Cameroun, s’était ému de la manière de notre pays avait réussi la préparation d’une si grande rencontre au dernier moment. Car, de son constat, une semaine avant la rencontre, rien n’indiquait que Yaoundé attendait un grand événement , jusqu’à ce que tout s’emballe quarante huit heures avant, au point qu’à l’ouverture des travaux tout était fin prêt, signe d’une préparation minutieuse. Pour la CAN malheureusement, il ne faudra surtout pas compter sur ce genre de « miracle ». La Confédération africaine de Football (Caf), assure le suivi du cahier de charges par rapport au chronogramme. C’est dire que les missions d’inspection seront régulières et que leur rythme s’accélérera à mesure qu’approchera l’échéance. D’où l’impératif de se mettre immédiatement au travail, pour éviter le stress que ne manquerait pas de provoquer quelque clignotant rouge sur le chronogramme.

A titre de rappel, la Cameroun devra réhabiliter ses stades de Yaoundé, Douala et Garoua et en construire d’autres. Celui de Limbe est prêt et celui de Bafoussam en chantier. Il faudrait étoffer l’infrastructure hôtelière existante par au moins un hôtel cinq étoiles dans chacune de ces villes. La Caf exige dans son cahier de charges que le transport aérien soit disponible dans les villes-sites distantes de plus de 200 Km… La tâche est immense !

MONDA BAKOA

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