Features

Cameroun/France – Le journal le Monde lèche ses propres vomissures

journal-le-monde-Cameroun

Quel intérêt peut-on donner à cet article ? Le Président camerounais est-il un extra-terrestre qui ne doit pas tomber malade? Par ailleurs, comment ces informations nauséeuses sont-elles parvenues à ce journal ? Analyse.

Après avoir assisté à la cérémonie de «canal d’or» retransmise en direct par nos confrères de Canal 2 International, madame Biya a quitté Yaoundé avec son époux dans la journée du 1er mars 2015 pour un séjour privé en Europe, à en croire le communiqué du cabinet civil de la présidence de la République rendu public pour la circonstance. Ce voyage, d’après les sources officielles du Palais de l’Unité rentre dans la stratégie de l’Homme Lion qui montre ainsi à Shékau que le Cameroun respire et son chef avec. Mais, contre toute attente, vendredi dernier, le journal français «Le Monde», dans un article publié sur le site internet de ce quotidien, indique que Paul et Chantal Biya auraient quelques soucis de santé. Ces problèmes de santé qui ne concerneraient pas exclusivement le Président, mais aussi son épouse dont l’article dit avoir Quitté la Suisse pour aller se faire soigner en France.

Qu’est ce qui intéresse le journal «Le Monde» ? Paul Biya n’est-il pas un humain ordinaire susceptible de tomber malade à tout moment ? N’a-t-il pas le droit de consulter un médecin ? Si tel était le cas pour un homme de son âge (82 ans), n’est-il pas recommandé de faire régulièrement un check- up ? Qu’est-ce qui dérange autant la France? Le président de la République du Cameroun, élu démocratiquement, n’a-t-il pas le droit de s’accorder un repis? Pourquoi la santé de Paul Biya intéresse tant les européens ? Ou tout au moins qui se cache derrière ces insinuations dénuées de tout fondement journalistique ? Par ailleurs, comment «Le Monde» a-t-il eu accès à ces informations confidentielles au sujet du carnet de santé du chef de I’Etat ? Le secret médical est-il désormais une chimère en Europe ? Et si «Le Monde» n’était que la face visible de l’iceberg ? Une source qui a requis l’anonymat indique qu’il continue d’exister une relation étroite entre le directoire du journal «Le Monde» et l’ancien secrétaire général de la présidence de la République Marafa Hamidou Yaya actuellement en prison. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que «Le Monde» attaque ainsi le chef de l’Etat alors même qu’il se trouve en Europe. On comprend donc aisément la légèreté avec laquelle l’article a été traité.

Dans sa première version mise en ligne le vendredi 13 mars, «Le Monde» écrit: «la première dame du Cameroun n’a pas accompagné son époux en Suisse. Elle était partie du Cameroun quelques jours avant Paul Biya à destination de la France où elle suit des soins… ». Une affirmation qui n’est pas exacte, car Paul et Chantal Biya ont quitté le Cameroun ensemble le même jour (1er mars 2015 ndlr). Quelle valeur peut-on encore accorder à un tel mensonge? Si l’on n’est pas en mesure de diffuser la vraie information, il est logique de retransmettre celle rendue officielle par le cabinet civil de la présidence de la République. Comment peut-on imaginer que les informations diffusées sur la santé d’un chef d’Etat, soient si vulgarisées ! Quand on connait la notoriété de ce canard en France, on comprend aisément pourquoi cet article n’a pas été publié dans la version papier de ce journal encore moins dans sa version « adossée ». Comment une telle erreur a pu se produire, le rédacteur de l’article a-t-il respecté la procédure simple de fabrication d’un papier journalistiquement acceptable (collecte, vérification, traitement avant toute diffusion)? Le rédacteur en chef du journal «Le Monde» a-t-il relu cet article au contenu mensonger ? A-t-il au moins recoupé l’information auprès des sources camerounaises ? Pourquoi n’ont-ils pas recoupé auprès de leurs «complices» très nombreux dans la presse camerounaise ?

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Il faut donc aller au-delà, questionner la psychologie de l’auteur pour comprendre que seul le désir de nuire le préoccupait. Le désir de publier des informations erronées sur le Président des camerounais. Surtout qu’après avoir vomi publiquement, en mondo vision, le très sérieux journal « Le Monde » est revenu le lendemain (14 mars) honteusement lécher ses vomissures: «la première dame du Cameroun n’a pas accompagné son époux en suisse. Elle est en France ou elle suit des soins… »

Questionnement ! Le site de ce journal a-t-il été piraté ? Que se serait-il passé s’il s’était agi du président Hollande ou d’Angela Merkel? Pour mémoire, en 1981, François Mitterrand venait d’être élu président. Son médecin dépiste aussitôt qu’il souffre d’un cancer de la prostate. Le président français anxieux lancera à son ami Roland Dumas: «je suis fini». Seulement, Mitterrand restera tout de même accroché au pouvoir pendant deux mandats (14 ans ndlr). Pourtant tous les journalistes français étaient au parfum de la situation. Même la classe politique a ignoré ce «détail» question de sauver non pas Mitterrand l’individu, mais l’institution président de la République. «Le Monde» existait-il à cette époque? Bien que la réponse soit affirmative, pourquoi est-il resté silencieux? Cependant, le monde entier a vu Mitterrand s’éteindre lentement sans qu’on ne divulgue sa maladie. En fin Biya doit-il devenir marseillais ou bordelais pour bénéficier de la «clémence» de la presse française? Paul Biya est au pouvoir depuis fin 1982, toutefois il a toujours été élu démocratiquement, et les observateurs français venus lors de la dernière élection présidentielle ont approuvé cette réélection.

L’espoir reste cependant que le chef de l’Etat comprenne finalement que les milliards de francs régulièrement versés à une certaine Patricia Balme peuvent aider à améliorer les conditions d’existence de la presse au Cameroun. Or, la presse camerounaise est permanemment insultée par les «creatures et les créations» du président Biya. Mais, en lisant l’article du journal «Le Monde», on se poserait une seule question: «La racaille est finalement où ? à Paris ou à Yaoundé ? La petite racaille qui se nourrit des prébendes des prisonniers de luxe. La récente victoire diplomatique du chef de l’Etat sur Boko Haram dérange les acteurs et les complices sournois de cette nébuleuse.

Au final, l’on peut se référer à une chanson actuellement célèbre au Cameroun. «Si ça t’énerve saute ! Cale en l’air ! ». De toute manière, le Cameroun entend saisir le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour que justice soit rendue au sujet de cette énième diffamation.

Source link

Populaires cette semaine

To Top