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Un Camerounais conçoit un programme de formation de certification en développement de l’ entrepreneuriat

Entrepreneuriat

A travers son initiative, Jean Bertin Djiofack veut permettre aux Africains d’enrayer le chômage via la création et la gestion des petites et moyennes entreprises. Le Programme de formation de certification en développement de l’ entrepreneuriat (Devencertified) est un projet à caractère social.

Le Camerounais Jean Bertin Djiofack en est le fondateur. Il veut contribuer à sa manière à former à l’ entrepreneuriat. Et surtout à créer et gérer les petites et moyennes entreprises. Devencertified est un programme qui veut répondre aux problèmes de l’heure des Africains. Il est basé sur une approche participative «utilisée par les formateurs afin de mieux faire comprendre aux participants le contenu des thèmes. Ainsi, des techniques d’animation comme des exposés illustrés, les questions-réponses, les exercices pratiques en travaux de groupes et individuels et la démonstration permettront de renforcer les connaissances et compétences des participants» explicite le fondateur. «On n’a pas encore fixé le jour exact, précise la source. Mais la formation commencera en janvier 2016. C’est un programme qui coûte énormément cher, soit 150.000 Fcfa par participant. Le hic c’est que nous voulons former les jeunes sans emplois, donc qui ne peuvent pas facilement payer une telle somme. Raison pour laquelle nous souhaitons que nos partenaires agissent au plus vite, car nous voulons amortir le coût à payer par les participants.»

De nos jours, explique Jean Bertin Djiofack, «des milliers de jeunes diplômés et étudiants sont confrontés à un problème de chômage et ignorent les techniques de pointe en développement de l’ entrepreneuriat qui peuvent les sortir facilement de cette situation, telles que la définition d’un projet de création d’entreprises, la planification, l’étude de faisabilité, le budget, la comptabilité, l’inventaire, le marketing, le leadership, la gestion du temps, ou encore le plan d’affaires.» D’après ses recherches au Cameroun, moins de 20% de jeunes ont l’esprit d’entreprendre et plus de 60% de la création des Pme ferment les portes avant 2 ans d’activité. «Ceci est dû au manque de formation et au manque de maîtrise des techniques d’entrepreneuriat à savoir comment créer et bien gérer son entreprise. Toutefois, ils n’ont ni le temps(il faut compter de 3 à 12 mois pour compléter un module) ni les moyens financiers (des millions de Fcfa) à investir en voyages en Europe ou en Amérique, et en frais de scolarité très élevés pour cette formation, afin d’aller mettre à jour leurs connaissances ou s’instruire sur ces nouvelles techniques d’ entrepreneuriat qui évoluent très vite. D’autre part, les principales barrières à la croissance des petites et moyennes entreprises durables au Cameroun rencontrées par les paysans, petits

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entrepreneurs est leur impossibilité d’accéder à un financement abordable tout au long de l’année. Au Cameroun, près de 2 millions de personnes vivent avec moins de 1 dollars par jour.» Voilà autant de choses qui poussent la jeunesse africaine à la recherche de l’Eldorado sous d’autres cieux.

Un million d’emplois

Le programme veut éradiquer l’immigration clandestine, réduire le chômage et la pauvreté en Afrique ; mettre fin au système d’assistanat à l’origine de la néo-colonisation et des guerres civiles à travers une révolution du développement de l’entrepreneuriat en Afrique ; rendre autonomes des jeunes et des femmes par l’apprentissage de la création et la gestion d’entreprise ; promouvoir et développer les entreprises et les projets sociaux portés par les jeunes diplômés sans emplois et leaders entrepreneurs ; introduire et enseigner les concepts d’affaires aux personnes entreprenant des activités génératrices de revenus ; promouvoir l’auto-emploi ; créer un million d’emplois à l’horizon 2035. Pour un tel projet, le créateur a voulu élargir la liste des bénéficiaires. Devencertified sera présent au Cameroun, au Gabon, au Bénin, en République centrafricaine, au Tchad, au Maroc, en Tunisie, au Togo, au Burkina Faso, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Mauritanie, au Niger, au Mali, «et tous autres pays africains qui souhaiteront

bénéficier du programme dans le cadre d’un partenariat.» Les cours qui s’étaleront sur un mois vont se faire face à face, en ligne et avec distribution de Cd Rom, pour les participants sans accès à Internet.

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