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Une thèse sur la sorcellerie soutenue à l’université de Yaoundé I

François-Bingono-Bingono

François Bingono Bingono journaliste et président de l’association des sorciers du Cameroun a soutenu le vendredi 29 janvier 2016 une thèse dont les travaux tentent de prouver la rationalité de l’irrationnel.

Les travaux ont été jugés recevables par un jury constitué de grands noms des arènes universitaires du Cameroun. Jacques Fame Ndongo, Ebénézer Njoh Mouélé, Mbonji Edjenguélé entre autres, se sont accordés pour décerner la mention honorable au candidat. Le poète Birago Diop soulignait dans l’un ses ouvrages que les morts ne sont pas morts. Cette célèbre phrase, résume à juste titre la substance de la thèse de François Bingono.

Le journaliste très connu des auditeurs de la radio nationale camerounaise à travers ses programmes sur le monde surnaturel, démontre dans ses travaux que nos morts communiquent avec nous. Quels sont ces outils de cette communication ? quels en sont les supports les codes et les applications ? Tel est le champ d’expression de la crypto-communication. Pour François Bingono, le continent africain a un rapport particulier avec la mort. Dans de nombreuses cultures cette dernière n’est pas considérée comme une fin, mais un passage vers une réalité insaisissable pour le commun des mortels.

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Il explique alors que seule une poignée d’initiés peuvent communiquer avec l’au-delà ou servir de courroie de transmission. Les sorciers comme il les nomme sont généralement les personnes dotés d’une telle faculté. Pour lui il faut bien distinguer ceux qui utilisent leurs savoirs pour nuire à leur prochain et ceux ont une vocation thérapeutique. Quoi qu’on en dise c’est une réalité avec laquelle les africains vivent.

Alors faut-il faire semblant de l’ignorer ? Ou faut-il tenter de la comprendre ? « C’est un champ qui est déjà exploré par des chercheurs dans les pays développés, ils ont même inventé des appareils pour déterminer la présence des esprits dans une pièce. Il existe également des machines pour enregistrer des sons et des images de l’au-delà. Des témoignages existent…l’Afrique ne doit pas se laisser devancer dans un domaine aussi présent dans nos coutumes nous ne devons attendre que les autre viennent nous expliquer les mécanismes des réalités connues chez nous ».

Précise à camerpost le docteur en anthropologie culturelle, François Bingono Bingono. Pour lui il est désormais question de réunir les spécialistes de ce domaine au sein d’un club dont le nom de baptême est : « l’association des sorciers du Cameroun » l’idée derrière est d’utiliser leur savoir et leur expérience pour résoudre les problèmes du quotidien.

Hakim ABDELKADER

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