Features

Cameroun – Trois membres du comité de vigilance de Fotokol accusés de complicité avec Boko Haram

Mora-armee_camerounaise_Explosions_boko_haram

C’est le 4 décembre 2015, à Koubougué, dans la périphérie de Fotokol, que les forces de l’ordre ont mis la main sur les nommés Diguio, Abali Abassoloum et Amadou Poulo, tous des membres des comités de vigilance des quartiers Galao 1 et 2. Selon le bihebdomadaire L’œil du Sahel n°763 du lundi 7 décembre 2015, les trois individus s’apprêtaient à franchir le fleuve El Beid pour rallier le Nigéria et livrer du matériel à la secte Boko Haram.

Les trois comparses qui avaient intégré les groupes de défense populaire en septembre 2015, étaient pistés depuis quelques semaines en raison de leur train de vie. «Ils menaient grand train alors même que nous connaissions leur situation. L’un était mécanicien avant de nous rejoindre, l’autre chauffeur et enfin le dernier tenait une petite cafèterait», a expliquer dans les colonnes du journal l’un des bras droit d’Alifa Siko, le grand patron des groupes de défense populaire de Fotokol. L’œil du Sahel révèle que les trois complices avaient succombé à l’appel de la trahison, et profitaient des passe-droits que leur conférait leur statut à la secte islamique des puces téléphoniques, du carburant, et bien d’autres biens de première nécessité.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Ce n’est pas un fait nouveau que des membres des comités de vigilance pactisent avec l’ennemi. Le 29 novembre 2015, Blama Maidougou, membre du comité de vigilance de Tchakarmari, était interpellé par ses camarades pour collusion avec la secte terroriste. Selon une source au sein de l’armée camerounaise, «l’infiltration est le plus gros danger qui guette non seulement les comités de vigilance eux-mêmes, mais toute la nation. Les agents infiltrés ou retournés fournissent à l’ennemi des informations capitales sur les opérations en cours et sur les personnes qui constituent le comité de vigilance de sorte qu’il est possible de faire pression sur elles. Il est nécessaire de les réorganiser en profondeur pendant qu’il est encore temps».

Sources : Cameroon-Info

Populaires cette semaine

To Top