Economie

Le Cameroun renonce à sa souveraineté électrique

Ce barrage qui, lors de sa mise en service prévue au premier semestre 2021, produira 420 MW d’électricité. 237online.com Ce qui en fera le plus gros producteur d’énergie électrique au Cameroun, car assurant environ le tiers des besoins du Cameroun en électricité. L’on a applaudi des deux mains la naissance de cette société qui marquait une étape cruciale dans l’implémentation de ce projet. Mais à bien regarder la composition du capital de cette société anonyme de droit camerounais, l’on a tôt fait de déchanter : 40% pour Electricité de France (EDF), qui est le partenaire technique de ce projet, de 30% par l’Etat du Cameroun et de 30% par la Société financière internationale (SFI), une institution spécialisée du Groupe de la Banque mondiale. C’est donc clair, le 1/3 de l’énergie électrique produite au Cameroun sera dès géré par les étrangers, dès 2012, si les délais de réalisation sont respectés,

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

et ce, pendant 35 ans. Comment comprendre une telle attitude de l’Etat du Cameroun, si ce n’est pas que renoncer à sa souveraineté électrique. C’est vrai, il faut promouvoir les partenariats public-privé, dans un contexte de rareté des ressources, alors que les besoins en infrastructures se font de plus en plus pressants. Mais, de là à confier une infrastructure aussi stratégique entre les mains extérieures, suscite beaucoup d’interrogations. Pour boucler la boucle, le tout premier directeur général de la Nachtigal Hydro Power Company sera un étranger, Olivier Flambard, de nationalité française, il a été nommé à ce poste, ce même jour, à la suite du tout premier conseil d’administration de cette structure. Après l’organisation de la fête de la CAN féminine confiée à « un sorcier blanc », voilà un autre qui va gérer l’électricité du pays. A ce rythme, on risque retrouver des « sorciers blancs » dans toutes les sphères du pouvoir au Cameroun.

Le Quotidien de l’économie

Populaires cette semaine

To Top