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Procès: Les avocats de l’activiste Blaise Essama demandent sa mise en liberté

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La deuxième audience du procès intenté à l’activiste a eu lieu mardi au tribunal de première instance de Douala. La salle d’audience du tribunal de première instance de Douala-Bonanjo était bondée de monde hier 18 avril 2016. Et pour cause, se déroulait la deuxième audience du procès intenté contre Blaise Essama, l’activiste devenu célèbre dans la destruction des monuments des Occidentaux. En plus du mis en cause lui-même, il y avait de nombreux curieux, les membres de la famille, des hommes politiques à l’instar d’Anicet Ekanè du MANIDEM, etc.

Il y avait aussi et surtout les trois avocats du mis en cause. Mes Jean De Dieu Momo, Massi Ngakele, Adeline Djomgang. Le Jour, édition du 19 avril, fait savoir qu’ils ont demandé la liberté provisoire de leur client, accusé de destruction de biens publics. «Pour eux dès lors que le ministère public représenté ici par le procureur de la République Olivier Ndjié affirme qu’il n’y a pas de plaignant, il ne sert à rien de maintenir André Blaise Essama en prison», explique le quotidien privé.

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Plusieurs fois arrêté et relâché, Blaise Essama est retourné à la prison centrale de Douala pour avoir détruit un monument dédié au Général Leclerc. Il a plaidé non coupable. «Ce choix a amené le procureur à solliciter une suspension d’audience pour la production des scellés. À la reprise il va considérer que l’affaire n’est pas en état d’être jugée. Motif : La Communauté urbaine de Douala (Cud), gardienne des édifices dont l’un a été prétendument vandalisé n’est pas présente», écrit Le Jour.

Les avocats de la défense ont exprimé leur étonnement. «Pourquoi voulez-vous qu’on force quelqu’un à se plaindre?», a demandé Me Momo. Ce dernier a d’ailleurs promis de prouver que le monument détruit est un  patrimoine de l’armée française.

Jean-Marie Nkoussa

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