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Cameroun – Politique: La police relaxe les leaders des partis politiques de l’opposition interpellés au siège du MRC

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Les leaders des partis politiques du Mouvement de la Renaissance du Cameroun (MRC), de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) fraction des fidèles, Univers et Cameroon People’s Party (CPP) ont été remis en liberté par la police. Il est impossible pour le moment de dire s’ils feront l’objet des poursuites judiciaires. Aucune source n’a accepté se prononcer sur la suite de cette affaire. 

Suite à la résistance dont ont fait les membres des partis politiques suscités le 29 mars dernier au siège du MRC précisément au lieudit Dispensaire Odja, la police anti émeutes qui a déversé son eau sur ces derniers a procédé à leur interpellation. Une interpellation qui dans un premier temps à impliquer certains hommes de la presse arrivés en couverture sur le lieu de l’évènement. Un jour après notre rédaction qui est repartie sur le terrain a recueilli les avis des populations qui ont également payé les pots cassés de cette affaire.

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«C’est incroyable ce qui s’est passé sous nos yeux hier. Arrêtés des hommes politiques comme s’ils étaient des bandits vraiment c’est incroyable», déclare Abossolo un habitant du coin. Il faut dire que les partis MRC, UPC fraction des fidèles, CPP, AFP et Univers ont convié le 29 mars dernier les hommes des médias à une conférence de presse qui devait se tenir au siège du MRC. Arrivés sur les lieux la police dépêchée par le Sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 4 va barricader l’entrée menant audit siège. Le motif mentionné sur l’arrêté de l’autorité administrative est la «non déclaration» de la conférence et «atteinte à l’ordre public».

Pour Emmanuel Simh vice-président du MRC l’action du Sous-préfet est «illégale». Il explique que de nombreuses rencontres ont déjà eu lieu dans leur siège. Et ils n’ont jamais eu besoin de les déclarer. Il ajoute que la loi au Cameroun n’interdit pas de rencontre dans un lieu privé, le siège du parti étant privé. Un point de vue partagé par Edith Kah Walla présidente du CPP qui trouve que le motif suscité du Sous-préfet n’est pas «valable». Emmanuel Simh vice-président du MRC et par ailleurs avocat de formation a déclaré qu’ils porteront plainte contre le Sous-préfet.

Sources : Cameroon-Info

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