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Opération Epervier: Gervais Mendo Ze réclame 23 millions de FCFA à la CRTV

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C’est un nouveau rebondissement qu’on note dans l’affaire Ministère Public contre Gervais Mendo Ze. Poursuivi pour trois chefs d’accusation à savoir détournement en coaction de près de 17 milliards, 15,3 milliards et 600 millions à titre personnel, les avocats de Gervais Mendo Ze, ancien directeur général de la Cameroon radio television (CRTV), réclament plutôt la somme de 23 millions de FCFA à la chaîne nationale au bénéfice de leur client.

Le Quotidien de l’Economie, édition du 25 février 2016 en kiosque, indique que «des sources proches du dossier» le Ministère Public retient dans la liste des infractions reprochées à l’accusé la perception présumée d’une prime de redevance audiovisuelle de 20 millions de FCFA en 2004. Pourtant le Pr. Gervais Mendo Ze  déclare que la prime en question a été déchargée le 28 novembre 2004 par «une certaine Marie-Christine Mekoulou», écrit le journal. Et la somme ne lui a jamais été rétrocédée. Comme preuve, l’accusé a demandé lors de l’audience du 19 février 2016 que lui soit apportée une pièce qui atteste qu’il a perçu cet argent. L’ancien directeur général de la CRTV promet de «poursuivre cet employé de la CRTV au civil pour être remboursé», écrit le journal. L’ancien ministre délégué à la Communication n’a pas manqué de mentionner le caractère légal de cette prime, partant du fait qu’elle a été instituée par le conseil d’administration du 27 juin 2000.

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Le Pr. Gervais Mendo Ze réclame également un autre avantage financier. Il est lié à l’indemnité de transport fixée à 100 000 FCFA par mois. L’accusé souligne cependant qu’il ne percevait que 50 000 Francs CFA par mois. En conséquence, la chaîne nationale lui doit encore la somme de 2,8 millions de FCFA. Une somme qui se comptabilise de la période allant du 30 mai 2000 au 25 janvier 2005. Et Le Quotidien précise même que l’accusé critique le paquet de cette indemnité. Elle représentait 3,33 litres de carburant super par jour. Ce qui est pour lui insignifiant pour trois voitures de service du directeur général de la CRTV, au vu des besoins énormes d’une entreprise audiovisuelle.

En guise de conclusion, les conseils du Professeur estiment que tout ce que l’accusé a perçu comme rémunération durant son bail à la tête de la chaîne publique était légal. Ils citent l’article 76 du code pénal qui dispose que « ne constitue aucune infraction, le fait ordonné ou autorisé par la loi et accompli conformément à la loi ».

Liliane J. Ndangue

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