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Cameroun, Nkongsamba: Un juge accusé de favoritisme

Cameroun-Nkongsamba

Le 29 Octobre 2015, le juge Christelle Tegomo a vidé son délibéré au cours d’une audience en faveur d’un plaignant alors que, notifié d’autres décisions ayant concernant la même affaire et en cours au tribunal d’Ontario au Canada, elle n’aura daigné prendre en considération des éléments pouvant permettre l’éclosion de la vérité dans cette affaire.

Madame Christelle Tegomo, Juge au Tribunal de Grande Instance de Nkongsamba, puisqu’il s’agit d’elle a vidé son délibéré au cours de l’audience du 29 octobre dernier, dans l’affaire opposant Alexandre Jienu Kapjong, informaticien vivant au Canada à son épouse Paola Cynthia Tanke. D’après certains témoignages, cette affaire qui fait jaser désormais va débuter en 2004. Monsieur Alexandre Jienu Kapjong, le mari et plaignant, vivait à Paris avec Mademoiselle Paola Cynthia Tanke. Après la naissance d’un premier enfant, ils prendront la résolution d’officialiser leur union. En 2004 pendant que Paola Cynthia s’occupe de l’enfant, Alexandre s’occupe des formalités d’officialisation de leur union. Le 23 juillet 2004, c’est l’apothéose : les deux tourtereaux convolent en juste noces au Consulat du Cameroun à Paris. La même année, le couple immigre au Canada dans la ville de Toronto.

En 2014, le couple connaît une période de turbulence et le pas fatidique est franchi. Ils décident unanimement de se séparer. C’est ainsi que le Tribunal d’Ontario est saisi. Une première décision de justice condamne le mari, Monsieur Alexandre Jienu Kapjong à payer la pension alimentaire à ses enfants dont deux sont nés sur le territoire canadien. Malgré, celle-ci, l’infortuné dans une volonté manifeste de nuire rentre au Cameroun alors que la justice suit son cours au Canada et se dirige vers le tribunal de grande instance de Nkongsamba aux fins d’annulation de son mariage célébrée en 2004 pour « non publication de bans ».

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Malgré le fait qu’il soit né à Douala et son épouse à Yaoundé et n’ayant respectivement vécu ni l’un ni l’autre dans cette ville, le procès est ouvert. Son épouse mise au courant et jointe au téléphone tout de même avouera avoir adressée une correspondance au tribunal de grande instance de Nkongsamba en y joignant une copie des premières décisions prises au Canada où le couple vit depuis 10 ans, dans laquelle elle s’étonne de ce que son époux saisisse le tribunal au Cameroun alors qu’ils sont au tribunal au Canada où on l’a condamné à payer la pension aux enfants. Dans un souci d’équité, Madame Jienu Kapjong épse Paola Cynthia Tanke va même insister pour obtenir le numéro du juge Tegomo qu’elle ne pourra par la suite joindre pour plus amples explications. Malheureusement et malgré un réquisitoire du ministère public qui demandait au Président « de recevoir Sieur Jienu en son action, l’y dire non fondé, l’en débouter et le condamner aux entiers dépens. », Madame Christelle Tegomo préférera donner une décision favorable à Sieur Alexandre Jienu Kapjong.

A titre de rappel, les dispositions de la loi N°2011/011 du 06 mai 2011 modifiant et complétant certaines dispositions de l’ordonnance N°81-02 du 29 juin 1981 portant organisation de l’état-civil dans ses dispositions relatives à la publication des bans (article 53 et suivants) n’ont jamais prévu la nullité du mariage comme sanction pour non respect de cette formalité. D’où vient ainsi cette décision ? Lorsque le Cameroun toujours cité dans le hit parade des pays corrompus dans le monde avec le personnel de la justice et de la police comme « maillot jaune » de cette malgouvernance, aucune mesure n’est prise pour mettre fin à ce phénomène. Dommage pour un pays prometteur.

© Camer.be : Yannick Ebosse

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