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REVENGE PORN: Un « Maillot jaune » sur la route d’un ange, sous les crocs d’un lion

Nathalie-Nkoah-Revenge-Porn

Pour l’auteur de Revenge Porn, Le contact avec Samuel Eto’o sonne le glas d’une « enfance de dénuement ». Étonnamment, c’est cet international camerounais qu’elle traine en justice aujourd’hui : « Samuel considère les femmes comme un mouchoir en tissu : il vous use et vous réutilise jusqu’à la déchirure », reconnait-elle. Nous, vous amenons à la découverte du «Maillot Jaune », première partie du livre de l’ex de Samuel Eto’o.

Née en 1987 à Yaoundé de Félix, un homme d’affaires bassa et de Marie-Jeanne, une femme au foyer originaire d’Obala ; dans la capitale, Nathalie mène une vie paisible, quoique modeste, auprès de ses parents. Mais très vite, ce bonheur familial va connaitre tout genre d’épreuves ahurissantes : De l’assassinat de sa marraine à la mort mystérieuse de son père en passant par l’incarcération de ce dernier et, le comble, dans un train de vie de misère, une vie précaire et de promiscuité.

Une fois, étant allée passer le weekend, comme elle en avait l’habitude, chez sa marraine, Hélène, la jeune KOAH assiste à une scène tragique : « L’ex-compagnon d’Hélène, un homme jaloux qu’elle venait de quitter, l’avait tuée par balle dans son sommeil ». Cette scène traumatisante n’était pas un cas isolé de sa tumultueuse enfance. En réalité, « je n’ai gardé que peu de souvenirs de ma marraine et de cette nuit tragique », écrit-elle.

Mais elle se souvient aussi qu’à 5 ans, son papa, homme d’affaires est arrêté par la police et fait un an de détention pour une affaire dont elle est ignorante jusqu’aujourd’hui.

Cette arrestation n’est pas sans conséquences : Chute considérable du niveau de vie. « Nous sommes partis vivre chez ma grand-mère à Obala, un village situé à une cinquantaine de kilomètres de Yaoundé. Ce déménagement forcé et les mois qui ont suivi constituent une période sombre de mon enfance. » (p. 9) Solitude, dépression, colère et finalement violence: « je suis devenue une redoutable bagarreuse de cour d’école », avoue-t-elle.

La sortie de prison de son Papa les fait aménager à Efoulan (Yaoundé) dans une grande maison d’un ami à ses parents, mais pas grand-chose ne change sur le train de vie puisque l’ex détenu reste sans emploi.

Le statut d’oisiveté surchauffe et tend l’atmosphère entre ses deux parents et les oblige, elle et ses petits-frères d’être les témoins d’ «horribles » scènes de disputes entre leurs parents. Comme une véritable descente aux enfers, les misères se succèdent, même un sourire devient comme l’éclair qui précède un coup de tonnerre.

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1996, l’année de déluge. Cette année-là, son père qui retrouvait progressivement la stabilité dans les affaires organisa un diner auquel devaient prendre part ses frères, les oncles paternels de la jeune Nathalie. Mais c’est au cours de ce festin qu’un certain oncle Michel va faire de révélations pas quasiment apocalyptiques. « Pourquoi, dans un début d’ivresse et s’adressant au père de Nathalie, n’avons-nous pas réussi dans la vie comme tu as réussi? Les gens du village t’en veulent. Tu ne verras pas la nouvelle année» (P.11)

Deux semaines plus tard, d’une étrange façon, son père rend a rendu l’âme. « Quelques jours plus tard, mon père est allé rendre visite à ses frères au village. En revenant, il nous a raconté que personne n’avait voulu lui serrer la main, sauf un inconnu, qui a insisté pour le saluer longuement. Une semaine après, il a ressenti une vive douleur au bras. Ce mal inconnu s’est bientôt généralisé. Il est décédé deux semaines plus tard. »

La descente aux enfers poursuivit son processus : « La disparition de mon père nous a fait passer d’une vie modeste à la pauvreté ». De la « grande maison » d’Efoulan, Marie-jeanne et ses enfants emménagent dans une chambre à Nkolndongo avec pour principale activité, la vente de brochettes de bœuf. Mais parallèlement, sa mère Marie-Jeanne, soucieuse de voir les choses s’améliorer, suivait la formation des instituteurs.

Quelques temps après, déjà institutrice, avec un salaire mensuel d’environ 100 euros celle qui a désormais la charge de 4 enfants sur le dos les fait emménager dans un studio toujours dans ce quartier de Nkolndongo où les gens, d`après l`auteur, restent heureux quoique dans la précarité. La précarité justement, ce fut le quotidien de Nathalie. Une seule paire de chaussure pour toute l’année scolaire, avoir un vêtement neuf était si rare pour la jeune Nathalie. Mais elle qui était dans l’un des plus grands lycées grâce à sa tente, eut la chance qu’on leur exigeât une tenue de sport. Fatalement, sa mère lui offre un maillot aux couleurs des lions. Elle était sans doute la plus heureuse de la Terre. Elle que son coté « garçon manqué » prédisposait à aimer le foot et toutes ses stars avec, était surtout fière « du nom du joueur de l’équipe floqué à l’arrière du maillot », c’était le nom d’ « un jeune talent prometteur, brillant, charismatique, dont le nom faisait déjà rêver tout le pays », « un certain Samuel Etoo ». Cet Etoo adulé et mignoté, sera bientôt un cavalier adoré. Heureusement ou malheureusement, c’est le destin.

SOURCE

REVENGE PORN:
Foot, sexe, argent: le témoignage de l`ex de Samuel  Eto`o

EDITIONS DU MOMENT

PARTIE I : MAILLOT JAUNE

Auteur: NATHALIE KOAH

Franck Olivier BIYA

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