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Cameroun : La ville de Douala sous haute surveillance militaire

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Fouille Militaires120215500Les versions varient entre la crainte des assauts de Boko Haram, et la traque des dispatcheurs des tracts hostiles à une manifestation  du 28 février prochain en soutien à l’armée, dans l’étendue de la ville de Douala et de yaoundé. Des véhicules passés au peigne fin par des fonctionnaires de la police.

Les usagers des véhicules de transport en commun ne se sont pas privés de faire l’économie de leur compassion face aux tribulations de ces hommes en tenue militaire qui les fouillent. Toutes ces opérations de fouille systématique créent des bouchons géants dans la ville. Selon certains habitants de la ville de Douala, c’est vers 23h depuis hier (11 février 2015, ndlr) que la ville de Douala est envahie par les tracts, des écrits au vitriol intimant au jeunes de ne pas s’impliquer dans la manifestation du 28 février prochain à Yaoundé en soutien à l’armée camerounaise Depuis ce matin à Douala, les usagers de véhicules, sont harcelés par les flics.

Ils sont présents dans tous les carrefours de la ville, munis en pleine journée de leur artillerie et des lampes-torche. Aucun véhicule n’échappe à leur vigilance. Tout est fouillé à fond jusqu’aux sacs à mains de certains clients. Au Rond point feu Rouge Bessengue. C’est le même scénario un conducteur de taxi se gare sur le bord du trottoir selon les ordres de la police. L’agent de police se rapproche de lui, fait le salut militaire et demande à voir le dossier du véhicule. Le taximan s’exécute. Le policier examine minutieusement le dossier, puis, n’y ayant apparemment trouvé rien à redire, le remet au taximan. Le contrôle n’est pas pour autant terminé. “Pouvez vous ouvrir votre malle arrière?!” Le chauffeur appuie sur un bouton et cette dernière s’ouvre automatiquement.

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“Ok, pouvons vérifier l’identité de vos clients”. Tout le monde s’exécute. Quelques minutes plus tard, il fait alors signe au taximan de s’en aller. Pendant qu’il démarre son véhicule, deux autres policiers lui demandent de sortir du véhicule et de les suivre. Il revient quelques minutes plus tard, et ne retrouve plus que deux personnes. Entre temps, les deux autres passagers ont pu trouver un autre moyen de locomotion pour s’en aller. Cette scène, observée depuis ce jour à Douala, est de plus en plus fréquent dans les contrôles routiers menés par la police camerounaise.

Au niveau de la délégation générale de la sûreté nationale ( DGSN) à Bonanjo, une source toujours bien renseignée et qui a requis l’anonymat affirme que dans les jours à venir, ceux qui n’ont pas de carte d’identité seront soumis à des contrôles sévères. Il en est de même pour les noctambules. Des patrouilles nocturnes sont annoncés à des endroits névralgiques et sensibles de la capitale économique du Cameroun La même source affirme que beaucoup de fausses pièces d’identités et de faux passeports sont en circulation au pays.

A en croire un commissaire de police, la piste des activistes de la diaspora camerounaise de Belgique n’est pas à négliger dans la confection de ces tracts que l’on ne découvre qu’au lever du jour. Cette même source qui a requis l’anonymat affirme que les autorités militaires ont décidé de placer les principales villes du pays, sous haute surveillance à cause de la menace Boko Haram  qui plane sur toute l’étendue du territoire camerounais.

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