Features

Jacques Fame Ndongo confondu par la CRTV

ministre-jacques_fame_ndongo_enseignants-concours

«L’invité de la dernière heure » du « Dimanche midi », 7 février 2016, sur le poste national, a, à plusieurs reprises, perdu son latin face à la question du journaliste sur l’après Paul Biya.

Diffusée tous les dimanches de 12 heures à 14 heures sur le poste national (CRTV), «Dimanche midi» est un magazine hebdomadaire d’information. Le 7 février 2016, le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, est intervenu dans la rubrique «L’invité de la dernière heure». Mais, en sa qualité de secrétaire à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir. L’entretien a porté sur les appels à candidature de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 et qui a fêté ses 83 ans le 13 février 2016. Durant l’interview, le journaliste Blaise Testelin Nana a entraîné son invité sur les auteurs réels ou supposés des appels qui se cachent derrière les jeunes ou militants de la base, les mobiles des appels, la réaction du destinataire des messages, entre autres. A la question «Qui appelez-vous ?», Jacques Fame Ndongo répond : «Celui que j’appelle (lapsus ? «J’» et non les militants de la base, NDLR), c’est celui qui est visé à l’article 27 l’alinéa 3 des Statuts du Rdpc : «Le président national du Rdpc est le candidat du parti à l’élection du président de la République. Il n’y a aucune honte à cela, il n’y a aucune flagornerie.» Le journaliste continue dans sa logique. «On remplace Paul Biya par un autre nom à la place du président national du Rdpc, vous faites comment ?» Le secrétaire à la communication du RDPC le croit voyager dans les nuages et aligne des attributs : «Finalement nous sommes dans la futurologie. En tout cas, c’est l’irréel du présent. Nous avons un président qui est en pleine forme physique, intellectuel, psychologique et spirituel. Pourquoi voulez-vous qu’on change celui qui a tant apporté, qui apporte et qui apportera encore davantage au Cameroun?» Jusqu’ici, Jacques Fame Ndongo tient encore.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

La peur de l’après Biya

Le journaliste ne s’avoue pas vaincu et reformule la question autrement : «s’il vous dit : si vous me soutenez, soutenez ma politique, moi, je me retire. Vous faites comment ?» Pour Jacques Fame Ndongo, cela relève encore de la pure«fantasmagorie. Je refuse d’être dans l’irréel pour le moment, parce que c’est l’irréel!» Comme dans tout film d’action où l’acteur finit toujours par triompher du chef bandit, la «confrontation» entre Blaise Testelin Nana et Jacques Fame Ndongo n’a pas failli à la donne. «Si à la fin, le destinataire du message actuel vous dit : j’ai bien reçu votre message, mais je ne réponds pas à l’appel tel que vous le souhaitez…» Les moments de silence de trois à cinq secondes, considérées comme temps mort entre questions et réponses, font ressortir une défaite du Pr Jacques Fame Ndongo : «Je ne la souhaite pas ! (pause de trois secondes) je ne la souhaite pas ! (Pause de cinq secondes)». Le journaliste revient à la charge : «On reste dans l’hypothèse puisque vous ne l’avez pas rejetée.» (Pause de trois secondes) «Répondez donc au cas où ce que vous ne souhaitez pas arrive en fin de parcours». Jacques Fame Ndongo lâche enfin: «Je ne suis pas le peuple camerounais. Non ! Je suis un citoyen parmi tant d’autres. J’ai une seule voix ; ma voix, c’est que le président se représente. Voilà l’hypothèse que je soutiens.»

Populaires cette semaine

To Top