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Cameroun, Insécurité à Douala: les délinquants se montrent de plus en plus téméraires.

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Après les agressions dans les taxis, sur les motos, ou dans les marchés. Capitale économique du Cameroun? Douala se hisse au quotidien au palmarès des villes où l’on note une montée fulgurante de l’insécurité. Céline, jeune étudiante, en a fait la triste expérience. « J’étais à Makèpè quand un jeune garçon m’a approché alors que je marchais. Il a passé sa main droite sur mon épaule et quand je me suis retournée pour le sermonner il m’a menacé avec une lame de rasoir qu’il tenait dans sa main droite.

Il m’a ensuite demandé de lui donner tout ce que j’avais sur moi.

On a cheminé ensemble sur quelques mètres comme de bons amis alors que je me faisais dépouiller », raconte-t-elle. L’incident dont elle a été victime a eu lieu aux alentours de 10h du matin. Des actes pareils sont très courants à Douala . En effet, après les multiples agressions dans les taxis, motos et autres, les malfrats ont développé de nouvelles techniques d’agression. Parmi elles, le contact direct. Cette méthode consiste à aborder délicatement un passant préalablement ciblé pour ne pas attirer l’attention, et le menacer à l’aide d’un poignard. La cible est ensuite entraînée dans un lieu retiré où elle se fera dépouiller de ses biens. A côté de celle-ci, une astuce on ne plus calculée. Ici, l’exercice est beaucoup plus rapide que le précédent. Il s’agit pour ces malfrats de vous arracher vos téléphones, sacs et autres alors que vous êtes distraits. « J’étais au téléphone dans le taxi lorsqu’arrivé à un feu rouge, mon voisin de gauche est descendu. Il a mis la main dans sa poche comme s’il cherchait la monnaie pour payer ses frais de transport, ma vitre étant baissée et me voyant distraite, il a arraché mon sac à main et a aussitôt pris la fuite », raconte Virginie.

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Selon un enseignant en psychologie à l’Université de Douala, les acteurs de ces nouvelles formes d’agression sont bien entraînés. « Nous étions dans la voiture, ma mère et moi au niveau de Mboppi, quand nous avons entendu un grand bruit à l’arrière du véhicule. Nous avions cru avoir cogné quelqu’un. Nous nous sommes retournées et c’est à ce moment qu’on a arraché nos sacs. Le temps de nous retourner de nouveau que nos agresseurs s’étaient évaporés dans la nature », raconte Grâce, tombée dans les filets des malfrats. « Nous nous sommes rendus au commissariat du 3e pour déposer une plainte qui, jusqu’ici, n’a jamais abouti », ajoute-elle, mécontente.

© Le Messager

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