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Cameroun : Fin de la recréation dans l’exécution des marchés publics

122 entreprises en charge de la réalisation de certaines infrastructures radiées de la commande publique. La décision a été  prise par le Ministère de marches publiques après constat de l’abandon des travaux financés par l’état du Cameroun. Selon le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, le Cameroun attendait la construction de certaines routes, écoles, forages, la réalisation des travaux d’éclairage public… Mais rien. A la place, des abandons de chantier, des livraisons non effectuées, des pénalités de retard supérieures à 10% du montant du marché.

Le quotidien gouvernemental  révèle qu’en effet, certains de ces marchés remontent aux exercices 2013 et 2014 et ont été abandonnés « au grand préjudice des structures et populations bénéficiaires », indique le communiqué. Dans le Littoral, par exemple, l’entreprise Nazacam Company est suspendue de toute soumission à la commande publique pour l’abandon des chantiers relatifs à la réhabilitation du bâtiment abritant la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala, à la réhabilitation de la route Mbouassoum-Moangwekang ainsi qu’à la construction de l’Hôtel de ville de la mairie de Nkongsamba III.

La région du Centre n’a toujours pas vu les locaux du Centre des métiers des travaux publics d’Akonolinga réhabilités. L’entreprise CIE Angélique et frères en avait la charge. Dans le Nord, l’entreprise ETS DEGO a abandonné ses chantiers de construction de quatre salles de classe tandis que l’entreprise U.C.S Company n’a pas pu livrer les travaux de construction d’un magasin agricole et de construction d’un parc de vaccination dans la commune de Baschéo. De même, la mise en place d’une unité de production de séchoirs hybrides à aliments n’a pas non plus vu le jour dans la commune de Gashiga. Que dire de la région du Sud où une soixantaine de chantiers ont été abandonnés et dont les localités du canton Yassama et de la commune de Lokoundje attendaient respectivement huit et dix forages ?

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L’Ouest, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest n’ont pas été épargnés par l’abandon de chantiers. Les populations de ces régions attendaient la livraison de forages, de centres de santé, l’entretien de pistes… Dans l’Adamaoua, c’est le chantier de construction d’une délégation départementale du MINMAP pour le Mayo-Banyo qui n’a pas connu de suite. A l’Est, la construction de salles de classe ou forages a été givrée. Et à Kaélé, dans l’Extrême-Nord, l’entreprise en charge de la construction d’une unité-pilote d’aquaculture a obtenu des pénalités de retard supérieures à 10% du marché. Autant de manquements qui ont guidé la décision du MINMAP.

Le 03 Février 2016, le ministre des travaux publics trois entreprises de travaux publics avait annulé les contrats avec  trois entreprises de travaux publics, les entreprises NJIMI Sarl, Africa Global Solution et Groupe PANI.L’on apprenait aussi toujours de Cameroun Tribune l’existence  des contrats en cours de clôtures attribués à 16 entreprises prestataire, 10 étant en sursis.

Selon  »Investir au Cameroun »,en Octobre 2015,le ministère des Marchés publics au Cameroun avait exclus 146 entreprises de tous les processus d’accès aux marchés publics dans le pays,des motifs invoqués pour ces exclusions étant : la «fraude,  la corruption, la filouterie, et le détournement des deniers publics».

En  décembre 2015, le MINTP dénombrait  406 contrats d’entretien routier actifs sur l’ensemble du territoire camerounais, dont un peu plus de 300 présentant un niveau d’exécution acceptable et près de 100 n’ayant plus véritablement raison d’être.

Une grande partie du réseau routier n’est pas entretenue alors que des entreprises prestataires perçoivent de l’argent nécessaires aux travaux d’entretiens, d’où la sortie du ministre Emmanuel Nganou Djoumessi en janvier dernier.

«Au bout de l’exercice, on va engager des opérations de mise à niveau. Les entreprises qui seront retenues pour la prochaine fois feront l’objet d’une inspection. Il ne sera plus question de se contenter des documents produits. Et s’il s’avère que ces entreprises ont fait des déclarations mensongères, les autorités judiciaires seront saisies».

Sources : Cameroun Liberty

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