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Cameroun – Fécondation in vitro: Les premiers bébés de Ngousso

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Le Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (Chracerh) a accueilli ses trois premiers bébés. Conçus par la magie des dernières techniques de pointe en matière de reproduction humaine, ils ont vu le jour, procurant une joie immense à leurs mères dames, Essi, 42 ans, Mballa, 52 ans, et Aminou et au personnel hospitalier qui a pu savourer le fruit de plusieurs mois de travail et d’attentes. Le Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine comble trois femmes qui n’espéraient plus avoir d’enfants.

Pourtant ménopausée, touchée par la fin de la période reproductive chez la femme, elle est à 52 ans, miraculeusement, la mère comblée d’une jolie petite fille de 2,750 Kg depuis hier. Prouesse réalisée au Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine (Chracerh) à Yaoundé récemment inauguré par Chantal Biya. « C’est la volonté de Dieu », lâche la mère étrange, cherchant encore son souffle, après sa sortie du bloc opératoire où le Pr Jean-Marie Kasia, administrateur directeur général (Adg) du Chracerh et son équipe de spécialistes viennent de lui faire subir avec succès une césarienne post fécondation in vitro.

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« C’est un bébé spécial, admet Jean-Marie Kasia, parce que c’est une grossesse obtenue chez une femme de 52 ans ménopausée qui n’espérait plus avoir d’enfants, chez qui on a pu procéder à une technique de pointe. La maman et le bébé se portent bien, nous sommes très contents.»

Les limites de la maternité des femmes mûres sont sans cesse repoussées grâce aux progrès de la médecine, notamment la fécondation in vitro qui est une technique de procréation assistée dont l’objectif est de recréer en laboratoire les étapes de la fécondation naturelle. Au Cameroun aussi ce progrès scientifique fait son chemin. Selon l’Adg du Chracerh, il faut débourser un million de Fcfa pour en bénéficier lorsqu’on a les médicaments et 500 000 Fcfa de plus lorsqu’on en a pas. Deux autres femmes âgées respectivement de 32 et 42 ans, étreintes par l’infertilité et ayant retrouvé l’espoir de donner un jour la vie ont eu le sourire hier au Chracerh. La première a donné vie une fille de plus de 3,500 kg et la deuxième un garçon de 2,7 Kg après fécondation in vitro. « Ces enfants que nous sortons aujourd’hui, nous les avons réalisés sous camera.

C’est-à-dire qu’on a tout archivé depuis le début », insiste le Pr Kasia, en réponse aux dubitatifs qui toujours mettent en doute ses capacités et son bilan dans le domaine de la fécondation in vitro. On apprend que dans ce centre, 250 couples attendent d’être délivrés du fardeau de l’infertilité. Les salles d’attente sont en effet bondées. Lancé le 1er décembre 1999, le projet de construction Chracerh qui propose des services en gynécologie classique et obstétrique, en interventions endoscopiques, en consultations externes, en assistance à la procréation et en procréation in vitro a été finalisé après 17 années.

Sources : 237online.com

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