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Cameroun – Extrême- Nord: L’armée nigériane poursuit des terroristes du BokoHaram

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Selon des informations, l’armée nigériane à bord d’un hélicoptère aurait entrepris d’en découdre avec les sectaires de Boko Haram, contraints à la fuite, de leur base nigériane jusqu’au Cameroun. Sur ces entrefaites, ces derniers trouvent refuge dans les encablures de la localité de Limani, dans le Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord. Il y aurait eu par la suite quelques bombardements. Aucune source n’a pu indiquer les dégâts causés par ces frappes ciblées (?) par conséquent, Le Messager n’est pas à même d’évaluer les pertes. En revanche, d’autres sources renseignent que depuis deux semaines, des avions nigérians survolent le territoire camerounais d’un commun accord avec les autorités camerounaises. Pour d’autres, il n’en est rien. Pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré des autorités camerounaises. Nos démarches pour joindre le ministre délégué en charge de la Défense se sont soldées par un échec.En rappel, il ne se passe plus de semaine sans que la secte Boko Haram ne fasse parler d’elle dans le Grand nord. C’est d’abord la famille de Moulin-Fournier qui a été kidnappée à bord des motos selon des sources bien informées pour une destination inconnue. La France soucieuse de protéger ses valeureux enfants décide alors d’utiliser tous les moyens « légaux» afin de libérer Tangui Moulin Fournier et ses proches, victimes du rapt. Le Cameroun est mis à contribution. Des éléments des forces de défense nationale sont rentrés en scène à l’effet de retrouver les traces des otages. La « diplomatie de couloir » est également mise en branle pour qu’au finish, ces otages soient effectivement libérés, vendredi 26 avril 2013 puis ramenés dans leur bercail hexagonal, après une réception au palais de l’unité pour les claps de fin et l’immortalisation des derniers instants en terre camerounaise avant le retour en France. Au bout de trois mois de captivité…Une base des terroristes…Après ce dénouement, des langues se sont déliées pour indiquer que le régime de Paul Biya aurait payé des rançons exigées par les ravisseurs. Des experts des relations internationales à l’instar du Pr Jean Claude Shanda Tonme, ont soutenu la thèse du paiement des rançons à coups de milliards. Argument précédemment battu en brèche par l’Elysée et le Quai d’Orsay et non démenti par les officiels camerounais. L’internationaliste indiquait alors dans les colonnes de votre journal que le rôle du Cameroun «s’est finalement limité à recevoir des injonctions sur la conduite à tenir dans cette affaire. Nous avons été pratiquement des acteurs plus que passifs, téléguidés comme des robots par les vrais patrons. Fabius était en visite pour donner des ordres, diligenter des instructions». Quelques mois après, les terroristes de Boko Haram reviennent à la charge et s’en prennent à un missionnaire. Le prêtre Georges Vandenbeusch, est enlevé puis libéré un mois et demi après, toujours au Cameroun. Les mêmes arguments sont remis au goût du jour avant de s’entrechoquer. Y a-t-il eu des rançons ou pas ? Chacun y va de son analyse. Toujours est-il que Boko Haram semble vouloir faire du Cameroun une de ses bases. Toutes choses que les autorités camerounaises n’entendent pas de la même oreille. Nous y reviendrons!

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Alain NJIPOU

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