Culture'Urbaine

Cameroun: Eko Roosevelt célèbre 50 ans de carrière musicale

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Eko Roosevelt rythme ses noces d’or. C’est  avec un florilège de singles tels que Nalandi, Kilimandjaro My home, Mbemb’a Munyengue et Fly me Back to Kribi,  que le musicien Eko Roosevelt compte faire vibrer son public. Les mélomanes pourront ainsi revisiter le répertoire de ce musicien de renom qui sera accompagné d’artistes du terroir notamment Esa, Rachel Tsoungui, Sam Fan Thomas, Ange Ebogo et Kawtal.

Des émotions, que cet ancien enseignant au conservatoire musical de Gentilly, compte distiller avec des mélodies douces et rythmées. L’occasion pour ce grand musicien derappeler au public à travers son art, l’immortalité des belles œuvres musicales camerounaises. Ainsi, c’est le 11 décembre à 20h à l’hôtel La Falaise de Yaoundé, que cet amoureux de la musique lancera les festivités, qui se poursuivront à Douala pour s’achever à Kribi d’où il est natif. Après quelques minutes de prestation, l’on constate qu’en 50 années de carrière musicale, ce musicien auteur-compositeur demeure l’un des maîtres de l’arrangement musical et de la partition réglée à la note près.

A 70 ans récemment fêté le 13 novembre, ce chef traditionnel du village  Lobé à Kribi, reste un féru de la musique. Après avoir joué avec des musiciens de cabaret et de variétés à travers le Cameroun et la France, c’est en 1975 qu’Eko Roosevelt sort son premier disque «Nalandi» qui connait un grand succès.  Il sortira ensuite 9 albums de 1976 à 1981. Grâce à son succès, il est invité par la télévision ivoirienne pour créer un orchestre. Un prestige renouvelé par le Cameroun en 1979, où il est appelé à diriger l’Orchestre National du Cameroun.

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En 1992, il est élevé au rang de Chevalier et Officier de l’Ordre de la Valeur, puis officier de l’ordre de la valeur en juillet 2002 et enfin commandeur de ce même Ordre en Mai 2012. Une expérience qui le pousse à déplorer la musique camerounaise d’aujourd’hui. «Notre jeunesse est mal loti parce qu’il n’y a pas repère musical», Pourtant selon lui, «Il n’y a pas une musique au Cameroun mais des musiques présentent de par la diversité ethnique et culturelle du Pays. Mais qu’est-ce que les musiciens Camerounais font ? Ils copient ailleurs».

Depuis l’année 1992, il est professeur de musique à la faculté des Arts et Lettres de Douala. Un travail qu’il réussit à allier avec ses différentes prestations données à différents endroits notamment à l’hôtel Méridien où il joue au piano tous les soirs. Père de trois enfants, c’est dans son village qui colle des jours paisibles avec sa femme Nicole Nevez.

Sources : Cameroonvoice Today!

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