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Effort de guerre: Paul Biya contribue à hauteur de 160 millions de F CFA

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C’est la contribution du Chef de l’État camerounais à l’effort de guerre contre Boko Haram, lancé depuis bientôt deux ans. La contribution «spéciale» du Chef de l’État, Paul Biya, à l’effort de guerre contre la secte islamique Boko Haram a été dévoilée vendredi dernier, au cours de la 5ème session du Comité ad hoc sur la gestion des dons. «Nous estimons aujourd’hui à 2 milliards 500 millions de F CFA la somme qui a été collectée à ce jour. Je dois préciser que dans cette somme il faut prendre en compte une contribution spéciale décidée par le Président de la République qui s’élève à 160 millions de F CFA», a indiqué René Emmanuel Sadi, président dudit Comité et Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MINATD).

Le quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune, qui a fait de cette information la grosse une de sa parution du lundi 18 avril 2016, rappelle que le MINATD a également donné des précisions sur la répartition des fonds: 1,5 milliard F iront aux forces de défense et de sécurité et un milliard aux populations de l’Extrême-Nord affectées par les effets de la lutte contre Boko Haram. Les comités de vigilance seront pris en compte, apprend-on.

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René Emmanuel Sadi a également indiqué que l’utilisation de ces fonds se fera au niveau du ministère de la Défense où le chef de département est chargé de voir dans les détails les modalités d’utilisation. Le milliard destiné aux populations pourrait servir à financer les projets sociaux. Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord a été instruit de procéder à une évaluation, et faire un état des besoins qu’on pourra faire financer. Le Génie militaire sera mis à contribution pour la réalisation des différents projets retenus. Cela n’exclut nullement l’appel, en cas de nécessité, aux entreprises locales.

Le Comité a fait son auto-évaluation, constatant qu’il a continué à fonctionner et que les dons n’ont pas cessé d’être réceptionnés. Si des dispositions sont toujours prises pour leur acheminement, il reste que cet acheminement est une opération délicate, voire onéreuse. Des problèmes de logistique se posent avec acuité avec la location des camions qui coûte cher et les voies de communication qui ne sont pas bonnes, souligne le journal à capitaux publics.

Onana N. Aaron

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