Culture'Urbaine

Cameroun – Droit d’auteur de l’art musical: Ama Tutu Muna organise un arbre à palabres à Yaoundé

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Nkotti François, Sam Fan Thomas, Charly Nellè, Roméo Dika, Esso Essomba, Grâce Decca, Moussa Haïssam, Docteur Jokey… Ils sont venus, ils étaient tous là, hier au Hilton hôtel de Yaoundé. Partis de tous les coins du pays et même de l’extérieur du Cameroun, ils ont répondu à l’appel; l’ultime invitation de la ministre des Arts et de la culture, Ama Tutu Muna. Une cinquantaine d’artistes musiciens, instrumentistes, éditeurs de musique, une liste assez sélective, celle qui précède la short list définitive devant regrouper les représentants de ces derniers, aux deux comités de travail qui seront mis en place par Ama Tutu Muna. « Après la série des consultations, la ministre des Arts et de la culture, comprend mieux certaines choses autant qu’elle peut apprécier et appréhender la nouvelle direction de la boussole, pour sortir de la crise. Mais avant la mise sur pied des résolutions inspirées par le bon sens, la ministre au lieu de faire encore des consultations individuelles, organise un débat collectif sur le sujet, en réunissant toutes les tendances. Chacun devrait en présence de tous, décliner ses idées et ses propositions» affirme un collaborateur d’Ama Tutu Muna.Dans la démarche de la ministre des Arts et de la culture, s’observe une intention de création de deux types de comités. Un comité ad hoc de redressement, chargé de protéger et de sauvegarder les intérêts des créateurs de l’art musical; un comité de normalisation dont les missions et les attentes sont encore à définir. Il reste que ledit comité de normalisation, devrait souffler sur l’assainissement et la création d’une kyrielle de reformes profondes, pouvant permettre de repartir sur des nouvelles bases.

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Dissolution de la Socam

Plusieurs enjeux, s’observent dans la feuille de route d’Ama Tutu Muna. Bien avant la fin du processus, diverses tendances se déchirent. Il y en a qui pensent que bien restructurée et auditée de fond en comble, la Socam peut survivre de ses blessures, mêmes les plus saignantes. A l’opposé, une autre tendance milite pour la dissolution de la société civile camerounaise de gestion collective du droit d’auteur de l’art musical (Socam). Cette tendance fonde sa position sur le fait que surendettée, à concurrence de plus de 700 millions, la Socam est en faillite. Au rang de ceux qui soutiennent cette option, figure Aba’a Oyono Jean Calvin, le président de la commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc), à ces jours suspendu de ses fonctions. En grattant le verni de cet endettement, les chiffres semblent être gonflés à souhait. Une conspiration, doublée d’un plan machiavélique devant permettre aux bénéficiaires de la faillite de la Socam et encore en fonctions ou proches de la liquidation, de s’en mettre plein les poches.

Souley ONOHIOLO

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