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Drame: Un ouvrier d’une société chinoise meurt broyé dans une exploitation minière

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L’incident qui a provoqué une agitation populaire a eu lieu le week-end dernier dans un village appelé Colomine, dans le Département du Lom et Djerem. Situé dans l’Arrondissement de Ngoura, Département du Lom-et-Djerem, à l’Est, le petit village appelé Colomine a connu un vent tumultueux samedi 17 septembre dernier. En effet, les populations de cette localité se sont levées contre une société chinoise minière à cause du décès de l’un des ouvriers de cette entreprise dans des conditions dramatiques.

Celestin Mvondo, la victime âgée de 23 ans et manœuvre dans cette entreprise, a été écrasé par un engin sur son lieu de travail. «Au moment où ce dernier s’attelait à faire l’entretien du concasseur, un de ses patrons a commis l’imprudence de démarrer la machine sans vérifier qu’il était à l’intérieur. Et ce sont les cris de détresse qui l’ont alerté», peut-on lire dans Le Messager du lundi 19 septembre 2016. Suite à cet accident tragique, le jeune homme trouvera la mort sur place, complètement broyé.

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La nouvelle du décès s’étant répandue telle une traînée de poudre, les populations du village sont sorties en masse pour en découdre avec les responsables de cette société chinoise. Il aura fallu que le Sous-préfet de cet Arrondissement, Jules Adam Tomboka, qui était en déplacement, recommande au chef de brigade et au commissaire de sécurité publique de Colomine de calmer et maintenir la foule en furie hors de l’entreprise, souligne le journal.

Une délégation restreinte a été par la suite constituée pour rencontrer les responsables de la société en question. A l’issu de cette rencontre, la société minière a mis à la disposition de la famille du défunt un véhicule et une somme de 100 000 FCFA pour conduire la dépouille à la morgue. Toutefois, le Sous-préfet de Ngoura a promis de faire peser de tout son poids pour que justice soit faite dans cette affaire et que des obsèques dignes de cet ouvrier «mort les armes à la main» soient dignement organisées.

Lore E. SOUHE

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