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Drame à Laquintinie: Voici le portrait de Monique Koumatéke

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La jeune dame morte samedi dernier dans des circonstances encore floues, était mère de 3 filles. C’est toujours le plus clair-obscur autour des circonstances de la mort de Monique Koumatéke le 12 mars 2016 à Douala. Face à la presse 24 heures après cet incident, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, a affirmé que la jeune femme qui portait une grossesse gémellaire est morte avec ses bébés, avant d’arriver à l’hôpital Laquintinie. La famille de la défunte, soutient plutôt que c’est dans ce centre hospitalier public que le drame s’est produit.

En attendant de savoir peut-être ce qui s’est réellement passé, le Quotidien Le Jour, édition du 14 mars 2016, a choisi de présenter à l’opinion qui était cette camerounaise dont la mort suscite aujourd’hui des vagues d’indignation. Elle s’appelait Alvine Monique Koumateke.

Agée de 31 ans, elle n’était pas à sa première grossesse. Monique Koumateke était déjà mère de 3 filles« âgées entre 2 et 11 ans : Denise, Rameline et Venuse qui restent orphelines », indique le journal. Elle vivait à Douala depuis quelques années vraisemblablement au quartier PK14, chez son concubin.

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Le quotidien dit à ce propos qu’il est « difficile de dire qui était réellement le concubin de la défunte. Deux personnes se présentent sous cette casquette. D’abord un certain Gaston Gourmelong que le collectif des avocats constitué reconnait comme le copain de Monique ». Ensuite, un certain Hitler Mbah s’est aussi présenté aux journalistes comme le copain de la défunte. Il affirme être le père des jumeaux que portait Monique K. Si cette version est soutenue, souligne notre confrère par quelques membres de la famille, l’avocat de la famille la rejette en bloc.

« Nous avons découvert en même temps que vous, qu’un père a été fabriqué. Il a même été interrogé à la télévision. Vous m’offrez l’occasion de vous dire qu’il faut faire très attention à la manipulation dans cette affaire… Gaston est entendu dans le cadre de cette affaire comme le conjoint », précise Me Guy Olivier Moteng.

Toujours est-il que la jeune femme était une chrétienne engagée. Le journal informe qu’elle se rendait tous les lundis aux répétitions de la chorale Makin Ma Nkam de la paroisse Union des églises baptistes du Cameroun (UEBC) située au lieu-dit Camp Yabassi à Douala.

Fille aînée de ses parents, elle avait trois sœurs et un frère. Elle s’installe à Douala après des études en Industrie d’habillement au CETIC de Yabassi, qu’elle arrête en 4ème année. Depuis, elle gagnait sa vie grâce au commerce. « Ce qu’elle voit elle vend. Elle a eu à vendre de la nourriture, des vêtements, des chaussures…», indique une amie.

Jean-Marie Nkoussa

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