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Cameroun-Congo: des soldats Camerounais enlevés par l’armée Congolaise

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Depuis la semaine dernière, ils sont faits prisonniers par les soldats du Congo.

Bangoua Batcheu, Germain Donosso, Tchatchoua Kamegne et Serge Pius Gwack ont été surpris sur une île congolaise alors qu’ils prenaient du repos après avoir patrouillé le long du fleuve Sangha qui sépare le Cameroun et le Congo-Brazzaville. « L’incident qui concerne ces soldats de 1ère classe, promotion 2013, s’est passé la semaine dernière », soulignent des sources sécuritaires qui précisent que « tous appartenaient au 13e Bataillon d’infanterie motorisée (Bim) de Yokadouma et étaient en détachement dans la localité de Socambo, ville frontalière camerounaise avec le Congo-Brazzaville, située à 213 km de Moloundou».C’est alors qu’ils ne revenaient pas de leur randonnée que leurs camarades sont partis à leur recherche. Pour faire le constat qu’ils avaient été enlevés par une patrouille de l’armée congolaise. Du coup, les négociations sont engagées entre le Cameroun et le Congo, à travers les autorités locales des deux pays. Malheureusement, signalent nos sources, « les missions de bons offices engagées n’aboutissent pas aux résultats attendus et nos camarades sont toujours détenus en territoire congolais». Selon certains témoins des rencontres devant aboutir à la libération des soldats camerounais, «ils sont accusés d’espionnage en territoire congolais».

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Ce samedi 8 mars 2014 encore à Socambo, une délégation d’autorités camerounaises, parmi lesquelles le Lieutenant-colonel Bebouraka, commandant du 13è Bim de Yokadouma, a encore essuyé une fin de non-recevoir de la part des Congolais. En attendant que la suite des négociations entre les deux parties, les quatre soldats et leurs compères écogardes séjournent encore du côté congolais où des sources indiquent qu’«ils ne seront libérés qu’après avoir dévoilé le but de leur présence suspecte sur notre territoire». Sans préciser ce que nos soldats encourent au cas où leur débriefing ne donnerait pas le résultat escompté. En attendant, c’est la surprise générale à Socambo où, selon les populations locales, « on ne comprend pas cet excès de zèle des Congolais».

Ange-Gabriel OLINGA B.

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