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Chantier Naval: 128 employés soupçonnés de détenir de faux diplômes

Port-de-Douala-Chantier-Naval

Ils sont invités à présenter les originaux de leurs diplômes, sous peine de «sanctions sévères». Sur les 740 employés que compte le Chantier Naval et Industriel du Cameroun (CNIC), 128 auraient de «faux diplômes». La révélation est faite par Le Quotidien de l’Economie, en kiosque jeudi 17 mars, qui cite une source fiable au sein de l’entreprise. L’ampleur du problème serait telle que la direction générale du chantier naval a mis l’ensemble de son personnel en garde.

«Les employés qui n’ont pas souscrit à l’obligation de présenter les originaux de leurs diplômes pour vérification conformément à la note d’information n°14/15/DARH-AJA/DGA/DG/CNIC DU 17 février 2015, lors de la mission diagnostic et d’évaluation du personnel effectuée par le Cabinet industry consulting(CIC) sont invités à régulariser leur situation au plus tard le 15 mars 16 à 17h auprès du chef service administration générale et du personnel», indique une note du Directeur Général, Alfred Forgwei Mbeng.

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Les entreprises confrontées au boom des faux diplômes au Cameroun ne datent pas d’hier. Dans sa publication du mercredi 5 septembre 2012, le quotidien privé «Le Messager», annonçait la tenue d’un conseil de discipline à la Camerounaise des eaux (CDE) pour examiner les cas de 416 employés titulaires de faux diplômes. En 2009, un communiqué de presse publié à l’issue du conseil de cabinet, tenu le 30 avril à l’immeuble Etoile indiquait que «sur les 17 558 agents temporaires recensés en 2007, 6129 ont été déclarés inéligibles à la contractualisation pour divers motifs». Le même communiqué indiquait que «suite aux nombreux cas de fraude mis en lumière par le processus d’authentification de diplômes, 971 personnes préalablement déclarées éligibles seront radiées».

Pour le cas du Chantier Naval, tout contrevenant à l’obligation de présenter les originaux de ses diplômes«s’expose, non seulement au non-paiement de son salaire du mois de mars 2016, mais en plus à une sanction disciplinaire sévère», a averti le Directeur Général.

Onana N. Aaron

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