Features

Le Cameroun a produit 250 000 tonnes de cacao en 2015 (officiel)

Production jugée insuffisante jeudi par le Premier ministre. Ambitions du Cameroun: produire 600 000 tonnes de cacao, 200 000 tonnes de café et 3000 tonnes d’Arabica à l’horizon 2020

Le ministre camerounais de l’Agriculture et du développement rural, Henri Eyebe Ayissi, a présenté jeudi, 31 mars 2016, la production nationale de cacao et de café au cours de l’année 2015. C’était au cours du conseil de cabinet du mois de mars que présidait le Premier ministre, Philémon Yang. Selon le Minader, le Cameroun a produit 250 000 tonnes de cacao, 20 000 tonnes de café Robusta et 3000 d’Arabica au cours de l’année écoulée.Cette production a été jugée « insuffisante » par le chef du gouvernement qui a émis des propositions visant le renforcement des politiques de financement dudit secteur. Objectif : réaliser le Plan de relance et de développement de la filière cacao-café qui intègre la hausse de la production nationale à 600 000 tonnes de cacao, 200 000 tonnes de café et 3000 tonnes d’Arabica à l’horizon 2020.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Ce plan de relance s’articule autour de « la production et la diffusion du matériel végétal de qualité, la fertilisation et la protection des vergers, l’amélioration de la qualité des produits marchands, l’appui aux opérations post-récolte, l’encadrement, la formation et la structuration des acteurs ruraux, etc », peut-on lire dans le communiqué rendu public ce vendredi.S’agissant de la collecte des 600 milliards de FCFA nécessaires pour la croissance de la production du cacao et du café camerounais, Philémon Yang a recommandé de privilégier l’approche partenariale dans la recherche des financements. Ce, conformément au Plan de relance et de développement de la filière cacao-café, consulté par Journalducameroun.com. Selon ce programme, le financement nécessaire sera pourvu à 25% par l’Etat ; 65% par les opérateurs des filières elles-mêmes, y compris le recours à des financements extérieurs; 7% à mobiliser auprès de la coopération et divers partenaires (dont 3% par les ONG) ; et enfin 3% par les autres investisseurs.

 

Louise Nsana (stg)

 

Populaires cette semaine

To Top