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#Cameroun – Évacuation sanitaire programmée pour Jean Baptiste Bokam ?

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Nos sources sont formelles. Jean Baptiste Bokam, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense chargé de la gendarmerie est très malade. Une évacuation sanitaire était prévue mardi 28 janvier 2014 à bord d’un avion médicalisé à destination d’un pays européen. Les sources proches du dossier citent un hôpital parisien sollicité pour accueillir le patron de la gendarmerie. Nos sources toutes concordantes au milieu du flot de nouvelles qui alimentent les salons de la République au sujet de l’Etat de santé de celui qui est également le président du Conseil d’administration de la Bicec indiquent qu’aussitôt admis à l’hôpital Général de Yaoundé en début de weekend, cet hiérarque du régime de Paul Biya a été heureusement pris en charge, et se rétablissait progressivement jusqu’à une nouvelle rechute survenue lundi dernier.Affolée, la Jet set de Yaoundé a tôt fait de donner pour mort le patron de la gendarmerie nationale. Une nouvelle jugée au demeurant infondée au regard de l’ambiance ordinaire à son domicile du quartier du parc d’exposition de Tsinga. En effet, à l’approche du grand mur d’enceinte, par le reporter du Messager, l’on aperçoit un véhicule de marque Sanyong de couleur grise et une Peugeot de couleur noire stationnés au parking extérieur. Deux cocotiers en phase de gestation ornent la grande cour où sont stationnés quelques autres véhicules. Un coup d’œil à la guérite permet d’observer que le lit à étages qui y est rangé est inoccupé.C’est là que les gendarmes affectés à la garde de la résidence passent le gros de leur temps. Mais à 11 heures et 30 minutes hier mardi 28 janvier 2014, ils ne sont pas visibles. Néanmoins, un képi rouge accroché sur le mur augure de la présence des éléments dans les parages. A 11 heures 36 minutes, un jeune homme transportant une palette d’eau minérale et des aliments de conserve ouvre le portillon et fonce dans le domicile de Jean Baptiste Bokam. Visiblement, un garçon de course allé ravitailler la maison. Pas de clameur donc, ou de larme ou encore moins de décor de jours de deuil.

Indisponibilité

Mais où se trouve donc Jean Baptiste Bokam? Pas à son domicile comme l’affirme un gendarme revenant visiblement d’une course. «Il est à l’hôpital Général et récupère de son malaise. Mais par prudence, il va être évacué tout à l’heure en Europe», indique par contre, formellement, un des très proches du Sed. A son bureau c’est une ambiance de tous les jours.

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L’évacuation programmée du patron des lieux ne semble pas perturber le travail. Derrière le portail d’entrée, deux éléments du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gepign) en treillis et armes au poing veillent au grain. Ils procèdent aux vérifications d’usage des occupants des véhicules avant de les laisser entrer dans le camp de gendarmerie. Les piétons eux, doivent montrer patte blanche en laisser leurs pièces d’identité à la guérite et se munir d’un badge pour avoir accès dans l’enceinte, comme d’habitude. Dès l’approche, le visiteur qui désire rencontrer le secrétaire d’Etat est renseigné sur l’indisponibilité du maître des lieux, sans aucune autre précision.

Jean Baptiste Bokam n’est pas nouveau dans l’appareil dirigeant du pays.
Né le 10 octobre 1951 à Bagbezé I dans le département du Haut Nyong, région de l’Est, cet économiste de formation entre au gouvernement le 16 mai 1988 lorsqu’il est nommé ministre du Travail et de la prévoyance sociale. Il vient ainsi fraichement de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) où il a occupé pendant 4 ans la fonction de responsable de la brigade d’inspection et de contrôle. Fils de catéchiste, Jean Baptiste Bokam a fait l’essentiel de ses études au Cameroun. Car après son Certificat d’étude primaire et élémentaire (Cepe) obtenu en 1965 à l’école Saint Jean Bosco d’Esseng, il entre au petit séminaire Libermann de Doumé puis au séminaire Sainte-Thérèse de Mvolyé où il obtient son baccalauréat. Après une licence en sciences économique et de gestion obtenue en 1976 à l’Université de Yaoundé, il est recruté comme attaché de direction à la Caisse nationale de prévoyance sociale. C’est d’ailleurs de là qu’il partira pour une fonction ministérielle après de brillantes études sanctionnées par un Des en sécurité sociale et un Dea en sciences économiques obtenus en France.

Rodrigue N. TONGUE et Joseph Flavien KANKEU

Focal

Vie privée, activité publique…

Fallait-il rester insensible aux cris d’orfraie donnant pour mort, le secrétaire d’Etat à la Défense? Non assurément. La notoriété de cet acteur de la vie publique et la surprise suscitée par la folle rumeur ayant eu raison du respect de la vie privée dont peut se prévaloir ses proches pour formuler toute sorte de critique sur l’enquête menée par Le Messager. Mais fatalement, seule cette enquête a permis au Quotidien de la Rue des écoles d’établir formellement que parmi les nouvelles fusant de partout, l’un de piliers de la défense nationale n’avait pas passé l’arme à gauche. Mais tout de même qu’il n’est pas au mieux de sa forme. Etat qui a poussé ses médecins à programmer une évacuation sous d’autres latitudes, mieux équipées, du reste, pour assurer à Jean Baptiste Bokam une meilleure prise en charge sanitaire. Loin donc de tout voyeurisme ou tout cynisme, mais surtout au nom du droit à l’information, Le Messager a traqué les faits… et reviendra sans doutes dans ses colonnes annoncer que le Sed a retrouvé la forme. Il faut le souhaiter en tout cas.

Rodrigue N. TONGUE

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