Features

Camair-Co : Redécollage attendu

camair-co

Un conseil d’administration extraordinaire a planché vendredi à Douala sur un nouveau plan d’action. Cette fois sera-t-elle enfin la bonne pour Camair-Co ? En effet, pour la compagnie aérienne nationale créée en 2006 et ayant une dette évaluée à près de 35 milliards F, on reparle d’un nouveau plan d’actions à élaborer, après diagnostic. Avec ce que cela signifie en termes de restructuration, d’amélioration de la qualité de service, de taux de remplissage des aéronefs, de réévaluation des charges en fonction des objectifs et de l’évolution de l’entreprise, notamment les ressources humaines, de maintenance de l’appareil de production, etc.

La conception de ce nouveau document était, vendredi 30 septembre 2016 dans la capitale économique camerounaise, à l’ordre du jour de la 25e session extraordinaire du conseil d’administration présidé par le ministre délégué auprès du ministre des Transports, Mefiro Oumarou, nommé et installé Pca en août dernier, en même temps que le nouveau et sixième directeur général de la compagnie nationale, Ernest Dikoum.

Ces assises faisaient suite à un autre conseil extraordinaire tenu il y a deux semaines, où plusieurs directives avaient été fixées au Dg, dans le sens de la satisfaction-clients. Notamment, lancer rapidement la desserte de Bafoussam, d’ici quelques jours selon le Pca, définir la programmation des vols sur Paris afin que d’ici six à huit mois, cette ligne reprenne. Tout ceci en offrant un service de qualité et un confort à la hauteur des compagnies concurrentes. Ainsi, un travail de fond doit être effectué sur le plan marketing. « Le directeur général est un haut cadre qui sort d’Emirates (compagnie aérienne basée à Dubaï, Ndlr), qui a les coudées franches en la matière. Le conseil d’administration lui a donné carte blanche et nous l’attendons sur les résultats ».

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Autre point important pour la nouvelle équipe : les moyens financiers. Mefiro Oumarou insiste : « Le proprié- taire de la compagnie voudrait qu’à très court terme, Camair-Co puisse générer les moyens de son activité. Nous sommes à une période très stratégique au niveau de l’économie du pays avec les grands projets. L’Etat ne peut pas tout le temps dégager des subventions substantielles pour soutenir une compagnie qui a suffisamment de moyens. L’Etat ne va plus continuer à injecter de l’ar- gent tout le temps sans savoir exactement à quoi ça sert».

Interpellé par les médias sur l’aéronef bloqué en Afrique du Sud, le ministre explique : « Cet aéronef n’est pas saisi. L’avion n’est pas en Afrique du Sud parce qu’on ne pouvait pas tout de suite l’emmener, mais la procédure nous amène à nous interroger. Et c’est justement pourquoi nous essayons de passer en revue tous les contrats pour comprendre ce qui se passe. On ne peut pas faire un dépôt de 20 millions de dollars (plus de 10 milliards F) pour la location des aéronefs et après deux échéances passées, que subitement un avion soit immobilisé au sol. Il faudrait que les responsabilités puissent être établies ».

Rita DIBA

 

Populaires cette semaine

To Top