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Camair-CO : Ernest DIKOUM face aux difficultés de NANA SANDJO

Camair-Co

Aussitôt après sa nomination et son installation le 22 août dernier à Yaoundé par le ministre des transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o, le tout nouveau directeur général de la compagnie de navigation aérienne du Cameroun (Camair-Co), a rencontré ses nouveaux et proches collaborateurs, pour avoir une idée de la situation de la boite. Il est surtout désarmé par la sécheresse de la caisse qui ne contiendrait que quelques 200 millions de F cfa.

Une tension de trésorerie, permanente, qui a stressé l’ancien directeur général pendant ses deux ans de bail à la direction de cette compagnie. L’autre réalité, c’est que le nouveau boss a été aussi informé des dossiers urgents qu’il faut régler. Dans l’urgence. Et tout cela demande  de l’argent, beaucoup d’argent, que le nouveau doit apprendre à attendre, avec beaucoup de stress, mais aussi avec beaucoup de patience. Un cadre de Camair-co a blagué, en insinuant que  « le nouveau patron doit se mettre à l’école de la témérité et de la patience de l’ancien, car ce ne sera pas facile ». Un ponte du régime qui est particulièrement intéressé par le fonctionnement de Camair-Co, n’est pas très euphorique avec la nomination de la nouvelle équipe, si Yaoundé ne fait pas preuve de bonne volonté de relancer « l’Etoile du Cameroun » au plus haut dans les cieux : « dans la galère imposée par les barons du régime, Jean Paul Nana Sandjo et son équipe ont pu obtenir, en deux ans,   de précieuses certifications que cette compagnie n‘a jamais eues, depuis la défunte Camair. Notamment la certification Iosa (conformité aux normes de sécurité), l’entrée de Camair-Co comme membre de l’IATA (Association des compagnies aériennes du monde). Sans compter que la compagnie a accédé au MITA (multinational line Trafic agreement)  et   au Clearing House qui est la Chambre de compensation « qui permettra que les billets des passagers de Camair-Co deviennent interchangeables avec ceux des autres  compagnies dans le monde.  On se demandait pourquoi « L’étoile du Cameroun » ne pouvait pas définitivement prendre son envol. Le problème n’est dont pas dans le management. Mais ailleurs. Et il faut donc reconnaitre au moins ici le mérite de cette équipe »

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Après  la  réunion de prise de contact, les sources introduites dans la maison révèlent que    le nouveau Dg est allé chercher ses bagages à Dakar. C’est au téléphone qu’il a suivi la première épreuve de son règne le 25 août 2016, avec ce départ raté du Boeing 7 67 le  Dja, pour la Mecque, avec les pèlerins camerounais à partir de l’aéroport international de Douala. Heureusement que tout est rentré dans l’ordre. L’aéronef effectue  normalement ses rotations pour acheminer les pèlerins camerounais en Terre sainte de l’Islam. On se rappelle que l’un des arguments «  imparables » que les détracteurs de l’ancienne équipe ont soutenus pour demander  sa tête était que le fleuron de cette compagnie était désormais bon pour la casse, par la faute d’un mangement défaillant. Il est fort à craindre que Ernest Dikoum commence lui aussi à attendre l’incontournable déblocage des fonds. Là où tout est urgent pourtant. Peut-être verra –t-on maintenant où se cachait le diable.

LNE

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