Economie

Camair-CO : Le DJA cloué au sol, pour plus longtemps que prévu

En cause, cette fois, la certification des équipages. Restés trop longtemps au sol, il va falloir recommencer les certifications. Alors que les employés sont sur le pied de grève. Le gros porteur de la compagnie n’est pas prêt de reprendre les airs. La nouvelle tombe à un bien mauvais moment. la jubilation autour du retour du Boeing 767 n’aura pas permis à Nana Sandjo de souffler à l’idée que le seul gros porteur de la compagnie allait reprendre du service. Et lui permettre de recommencer à gagner un peu d’argent huit mois après une longue période d’immobilisation.

Mais une malédiction de vient jamais seule. Après l’épisode d’une pièce curieusement introuvable et qu’il fallait plutôt usiner, c’est au tour des équipages du gros porteur que le directeur général se fait des soucis. Les équipages, la compagnie en compte cinq au total. Seulement, après plus de huit mois sans voler, les certifications sont périmées. Il va falloir recommencer les séances de certification sur simulateur pour quatre d’entre eux. Ce qui techniquement, est un sérieux handicap au plan opérationnel pour la compagnie. Outre que l’avion ne pourra pas se rendre dans les pays européens, en tout cas pas encore. Il reste les ardoises des loueurs de réacteurs de l’aéronef qui menacent de le saisir à la moindre occasion, et l’interdiction de l’autorité aéronautique n’est pas pour arranger les choses. Le bouquet de la plaisanterie à ironies majeures. Le directeur Nana Sandjo s’est bâti une solide réputation de grand dénicheur de pièces détachées d’avions. Mais son propre avion est resté cloué sept mois au sol pour une pièce. Une malchance pour qui a pu voir les magasins géants de pièces détachées de Boeing. Les entrepôts sont grands et immenses comme trois stades omnisports de Bepanda. Mais dans tout ce fouillis, on n’a pas pu trouver la pièce qu’il fallait.

Près d’un an sans voler !

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Un avion est fait pour voler. C’est en volant qu’il se rentabilise, pas en restant cloué au sol. Mais le DJa de la compagnie nationale de transport aérien sera bientôt plaqué au sol pendant huit mois. Si les bonnes solutions ne sont pas trouvées, il aura passé près d’un an au sol. Avec le climat de la Capitale économique où il est parqué, humide et pluvieux, il n’est pas exclu qu’on se retrouve avec de nouvelles pannes à l’arrivée, au bout de deux mois d’immobilisation. En attendant la sanction définitive de l’autorité aéronautique européenne qui va statuer en fin novembre prochain, on révèle que l’avion, même après son long séjour sur le sol éthiopien, n’est toujours pas nickel. Il y a donc une chance que l’EASA (l’autorité européenne) confirme l’interdiction de survol de l’espace européenne après la décision de la CCaa qui avait anticipé.

Plus douloureusement encore, alors que l’avion ne sera pas en exploitation de manière optimale pour faire gagner de l’argent à la compagnie, il continue plutôt à la saigner d’un argent qu’elle n’a pas. Nana Sandjo en est à assurer les liaisons sur l’Europe avec des boeing-737/800 ou 900 de dernière génération, mais on sait qu’ils sont inadaptés pour les trajets sur paris au départ du Cameroun. Dans le même temps, les concurrents de la compagnie sur les mêmes destinations mettent les petits plats dans les grands pour achever de séduire la clientèle de la compagnie nationale. Air France assure les mêmes liaisons avec un boeing-777 et va bientôt bénéficier de quinze fréquences au départ du Cameroun (Yaoundé et Nsimalen). C’est à croire que le ciel camerounais est en situation de saturation et Nana Sandjo est plutôt désemparé. Au point qu’il en est à promettre de baisser les prix du billet d’avion et d’augmenter les kilos de franchise pour les bagages.

À combien de kilos pourrait-il passer pour ramener des clients ? Air France et Ethiopian proposent déjà 76 kilogrammes en classe affaires et offrent l’avantage d’un voyage plus confortable. Qui a dit à Nana Sandjo de penser à une guerre des prix contre des concurrents costauds comme air France, Ethiopian ou Royal air Maroc ? Les prix du carburant ne baisseront pas, mais le Boeing a toujours besoin d’avoir son plein de fuel dans les réservoirs avant chaque décollage. Avec une guerre des prix, la compagnie se ruinera plus dramatiquement encore.

 

Sources : Le flux rss de camer.be

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