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Ces Call boxeuses devenues vendeuses de piment*

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Sur les trottoirs de l’hôtel de ville de Yaoundé, se pratique depuis toujours, la prostitution.

De nos jours, le plus vieux métier du monde ne s’y déroule plus seulement dans la nuit, mais aussi dans la journée de façon plus discrète et sournoise, à travers des codes bien établis. Elles sont jeunes et belles et ont entre 20 et 30 ans; Elles ont une apparence innocente. Assises sur des chaises de fortune, le long des rues environnantes de l’hôtel de ville. Ce sont officiellement des « Call Boxeuses », [des vendeuses de crédit téléphonique Ndlr], et on leur donnerait la très sainte communion sans confession. Pourtant, derrière ces airs angéliques, se cachent des péripatéticiennes d’un nouveau genre qui échangent avec leurs clients, à travers des codes, bien connus des habitués du milieu.

On peut retrouver ces Call Boxeuses vers indépendance hôtel, le Safari Night-club, l’avenue des banques… et sont facilement remarquable aux tenues courtes et légères qu’elles portent. Certains habitués ont avoué avoir sur ces trottoirs, leurs « assos» [appellation locale de partenaires fidèles en affaires Ndlr], au-dessus de tout soupçon, qui leur fournissent du crédit téléphonique et avec qui ils ont des relations tarifées quotidiennes pour satisfaire leur libido. Parfois, loin de rechercher l’acte sexuel, certains abonnés se contentent d’avoir des actes de tendresse.

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La passe varie entre 1000 et 2000 Fcfa, en fonction de la régularité ou non du client. Les nouveaux venus paient plus chers. Pour certains habitués, venir en journée leur fait regagner assez tôt leur domicile, une fois le travail du bureau achevé. Certaines de ces Call Boxeuses sont célibataires, ou mariées avec des enfants. D’autres sont des divorcées, des veuves ou vivent en concubinage. Dans cette forme de prostitution discrète et sournoise, qui se déroule en journée, il n y a ni homosexuels, ni travestis, contrairement à ce qui se passe dans la nuit.

Malgré la montée en puissance des nouveaux coins de prostitution dans la ville, notamment la rue célèbre du quartier Essos, le carrefour Bastos, le rond-point carrière… les trottoirs de l’hôtel de ville et des rues environnantes tiennent bien le coup et gardent leur réputation de place historique de la prostitution à Yaoundé.

Armand Ougock, Yaoundé

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