Features

Burkina-Faso: L’on en sait plus sur les accusations portées contre Guillaume Soro

Burkina-Faso-Guillaume-Soro-cameroun-assemble-national

Les raisons du mandat d’arrêt international délivré par la justice burkinabè à l’encontre de Guillaume Soro dévoilées. Le 15 janvier dernier, le Burkina Faso a émis un mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro. Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne est accusé par la justice militaire burkinabè d’avoir soutenu le putsch du général Gilbert Diendéré et de l’ex-RSP, à la mi-septembre. Aujourd’hui, l’on en sait davantage sur les motivations de ce mandat d’arrêt international.

Les juges chargés de l’enquête concernant la tentative de coup d’État de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) veulent surtout entendre Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, sur deux points, apprend-on. «1. La découverte lors d’une perquisition à son domicile à Ouagadougou de 300 gilets pare-balles et de grenades. 2. L’aller-retour d’un hélicoptère de l’armée de l’air burkinabè entre Ouaga et la petite ville de Niangoloko, près de la frontière ivoirienne, le 19 septembre, deux jours après la prise du pouvoir par le général Gilbert Diendéré», écrit Jeune Afrique sur son site internet.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Selon le magazine panafricain, cinq hommes (quatre militaires de l’armée de l’air et le chef du service financier du RSP, le capitaine Gaston Ouédraogo) avaient pris place à bord de l’appareil. Les membres de l’équipage ont affirmé aux juges que deux véhicules venus de Côte d’Ivoire leur avaient remis des caisses de grenades lacrymogènes et une valise contenant vraisemblablement une importante somme d’argent. «Nous disposons de plusieurs éléments prouvant que l’opération a été supervisée par Soro», commente une source judiciaire.

Le 18 janvier 2016, la présidence ivoirienne dans un communiqué s’étonnait que ce document, qui vise le président de la deuxième Institution de la République de Côte d’Ivoire, «ait été émis au mépris des règles et des us et coutumes en la matière». La Côte d’Ivoire avait promis de «régler ce dossier par voie diplomatique dans le respect des accords» qui lient les deux pays «afin éviter tout différend» entre les deux voisins.

Onana N. Aaron

Populaires cette semaine

To Top