Features

Bresil 2014 : Sourires de Crocodile pour certains

Même celui qui était le plus cancre en philosophie récite la formule éculée, même sans pouvoir l’expliquer : « L’homme est divers et ondoyant ». Le sage n’avait pas tort. Il faut de tout pour faire un monde. On en fait chaque jour l’expérience dans l’univers très compliqué du football. Où les scènes de fin de matches depuis le début de la phase d’élimination directe sont parfois pathétiques. Que c’est émouvant de voir le Colombien James Rodriguez en pleurs et consolé par deux Brésiliens ! Les téléspectateurs en ont eu pour leur compte depuis quelques jours.

Ces épaules sur lesquelles reposent les têtes des affligés en larmes au Bresil, c’est aussi toute la magie du sport. Un jeu. Il faut bien un vainqueur et un vaincu, mais le foot reste une formidable expérience humaine. Les uns qui jubilent, les autres qui fondent en larmes, un tableau qui résume à lui seul notre vie de tous les jours. On laisse éclater sa joie ou sa tristesse, mais on n’oublie pas de se serrer la main, de se donner une accolade. Ce n’est pas la fin du monde, et la vie continue.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

Ceux qui sautent de joie vont poursuivre leur parcours, en attendant peut-être de pleurer à leur tour. Et ceux qui pleurent n’ont que leurs regrets à exprimer devant leur envie de gagner freinée de manière précoce. C’est clair, il faut voir dans les sanglots de James Rodriguez, d’Antoine Griezmann, de Vahid Halilhodzic, la rage de devoir arrêter le combat alors qu’il commençait à peine. Malheureusement pour eux, un match de foot, ça ne dure pas toute une vie.

Pour en revenir à cet être difficile à comprendre qu’est l’homme, vous avez dû remarquer qu’à côté des joueurs de foot qui quittaient la compétition en larmes au niveau des quarts de finale au Bresil, certains autres ont été éliminés dès le premier tour, parfois avec zéro point. Ils avaient toutes les raisons de pleurer encore plus fort et de se cacher, mais ceux-là ont quitté les stades du Brésil toutes dents dehors. Les mêmes sourires que les qualifiés, les mêmes accolades, les mêmes échanges de maillots, les photos souvenirs. Ce n’est pas la fin du monde et la vie continue : belles voitures, belles primes, bains de foule, histoires d’argent et de sexe…

Yves ATANGA

Populaires cette semaine

To Top