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Brésil 2014: Matches « vendu », sept lions indomptables impliqués.

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La Fecafoot enquête sur ces allégations de matches truqués. Alors que les autres se distinguent sur le terrain, la sélection camerounaise est de nouveau au cœur d’une histoire de coulisses.

Une affaire de matches truqués avec la complicité de certains joueurs défraie la chronique depuis le début de la semaine. C’est le très sérieux magazine allemand Der Spiegel qui révèle ces allégations dans un article a lire ici, et évoque le nombre de sept joueurs impliqués, sans en citer un seul. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles sont prises au sérieux par la Fédération camerounaise de football. La Fecafoot qui d’après un communiqué du président du comité de normalisation, a déjà chargé son comité d’éthique d’enquêter sur le sujet.

En attendant d’y voir plus clair, les révélations du journal allemand sont assez troublantes. Elles nous apprennent par exemple que des parieurs connaissaient à peu près le déroulement du match Cameroun-Croatie. Une victoire de la Croatie, bien sûr. Mais aussi… un carton rouge camerounais. Quand on sait comment ce carton est arrivé, on se pose quand même quelques questions. Cela dit, laissons les enquêteurs de la Fecafoot, et probablement bientôt ceux de la Fifa, faire leur boulot.

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Nous autres, on ne peut que faire le nôtre : nous étonner de ce que cela voudrait dire, au cas où c’est avéré. Au quartier, l’expression « vendre le match » est bien connue, pour désigner ces équipes, ces joueurs ou ces arbitres qui acceptent de fausser d’avance le résultat d’une rencontre. On en parlait surtout dans les championnats quartier, de village ou de vacances, rarement dans les compétitions nationales. Mais là, quand ça se retrouve au niveau de l’équipe nationale fanion, on peut se permettre d’être inquiet. Et sérieusement.

Peu importe qui sont les sept brebis galeuses. Le plus grave est qu’on en arrive à mettre en gage les couleurs nationales, pour quelques zéros supplémentaires sur un relevé bancaire. Il faut vraiment beaucoup aimer l’argent pour en arriver là. Et pendant qu’on y est, rappelons-nous que les joueurs de notre chère équipe nationale n’avaient pas daigné prendre le drapeau vert-rouge-jaune des mains du Premier ministre à leur départ de Yaoundé. Ceci explique-t-il cela ?

Yves ATANGA

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