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Boxe. Carlos Nesting Takam: « Je n’ai pas changé de nationalité»

A 32 ans, le nouveau champion du monde de Word boxing  federation (Wbf) de la catégorie des +91 kg revient sur ce moment exceptionnel qu’il  a vécu le  24 mai 2013 à Noisy-le-Grand à paris (France).

 Le poids lourd camerounais avait  battu par arrêt de l’arbitre au 8ème round le célèbre boxeur  américain Michael Grand, le détenteur du titre.

Vous êtes aujourd’hui le  champion  du  monde en Wbf. Est-ce que vous pouvez nous parler de vos débuts dans la boxe ?

J’ai commencé la boxe comme un jeu. Je me souviens qu’au quartier avec mes amis, on avait l’habitude d’aller regarder très tard les combats de boxe. C’est par  là que j’ai pris goût et je suis tombé amoureux de la boxe. Quelques mois plus tard, je suis allé m’inscrire à Bali Boxing Club. C’est ainsi que je me suis lancé dans cette discipline. Au début, la boxe pour moi était comme un loisir jusqu’à ce que mon coach  François Mayo  décèle en moi les qualités d’un bon boxeur. Il m’a alors encouragé  et m’a beaucoup motivé en me disant, ne le fait pas pour t’amuser, fais le en te donnant des objectifs. Et je  me suis  dis, pourquoi ne pas tenter le coup? C’est ainsi que j’ai eu le courage de continuer.

Qu’est ce qui a motivé votre départ du Cameroun ?

A mon époque, la boxe n’était  pas bien organisée au Cameroun. Je voulais être un professionnel et je cherchais un pays où je pouvais continuer ma carrière de boxeur professionnel dans les bonnes conditions.

Est-ce donc pour  cette raison que vous avez fugué aux jeux Olympique  2004 ?

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J’étais effectivement aux jeux Olympiques 2004 et je ne suis pas rentré par le Cameroun.  Mais il faut savoir que je ne suis pas venu du Cameroun pour aller à Athènes (Grèce). J’étais avec l’équipe africaine de boxe basée à Tunis. Donc j’ai pris mon billet d’avion Tunis-Athènes et Athènes-Tunis.  Avant d’aller aux jeux olympiques j’étais parti du Cameroun depuis 9 mois. C’est vrai que je représentais le Cameroun, mais je n’étais pas dans la délégation qui est quittée du pays. J’ai rejoint la délégation à Athènes.  Donc on ne peut pas parler de fugue comme les gens le racontent partout. Je n’ai pas fugué et je ne l’ai jamais fait.

Qu’est-ce que vous avez ressenti le jour où vous avez été sacré champion du monde ?

Comme tout jeune boxeur qui rêve d’être champion du monde, ce  jour là était un moment exceptionnel pour moi. C’est après  deux ou trois jours que j’ai réalisé que j’étais le champion du monde. J’étais dans les nuages. Mais je n’ai pas changé. Je suis resté le même.

On apprend par ailleurs que vous êtes beaucoup sollicité par d’autres pays, Allez-vous céder ?

Rire. Franchement, changer de nationalité ou pas, c’est un problème personnel. Je verrai si je vais le faire ou pas. Mais je pense que c’est une décision personnelle. Je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui se posent la même question, mais jusqu’à preuve de contraire je reste  Camerounais.

Quels sont vos projets pour le futur ?

Il y en a plein. Je pense que mon manager est mieux placé pour donner les détails.  Pour le moment je me prépare à défendre mon titre le 14 septembre 2013 à Paris. Je rentre bientôt  sur Paris pour entamer les entraînements. Mon équipe y ait depuis une semaine pour préparer le terrain et je vais les rejoindre bientôt. J’y vais sur les couleurs du Cameroun. Je n’ai pas changé de nationalité.

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