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Bouchons : Ndokoti et ses environs coincés

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Les quartiers Ndogbong, cité des palmiers, Logbaba sont régulièrement le théâtre des bouchons infernaux pour les usagers. Rallier son lieu de service pour de nombreux habitants de la capitale économique, reste un véritable calvaire.

Il est près de 7H 45 ce mercredi 26 Août 2015 au lieu dit Zachman sis au quartier Ndogbong. Au bord de la chaussée de nombreuses personnes attendent le taxi. A cet instant précis, pas l’ombre d’une voiture de couleur jaune. Pourtant une file de véhicules avance à petit trot. L’attente est longue, car finalement les véhicules qui forment déjà un long fil bougent à peine. Malgré la présence de la police, ça coince. Parmi les usagers, Alan qui est infographe à Akwa en a marre. Il grogne, « ça fait trente minutes que je suis là et je n’arrive pas à trouver un taxi». Il opte rapidement pour un autre moyen, la moto. Mais encore là, il faut avoir de la patience car le transporteur de l’engin à deux roues exige deux passagers.

« Je n’ai pas de choix», lance-t-il avant de prendre place sur l’engin. Si cet usager choisit d’emprunter une moto, ce n’est pas le cas pour les autres. Il faut attendre un taxi et au prix du retard. Après une longue attente, un taxi s’amène, les usagers se bousculent, les enchères montent et chacun mise pour le gros montant. « Akwa 300fcfa, Bonapriso 400, Bali 400, Laquintinie 300 », peut-on entendre. Le chauffeur fait des calculs, il hésite, mais il finit par choisir quelques destinations. Passagers à bord, il peut avancer, mais là encore il faut braver les embouteillages. Le taxi rejoint la queue, mais après 10 minutes, il n’a pas bougé. Le conducteur se lasse, « je ne sais même pas qui m’a envoyé ici à Ndogbong ce matin, voilà que je vais gaspiller mon carburant », se plaint le conducteur. Au bout du compte, c’est après trente minutes qu’il va rejoindre Ndokoti, un trajet qui sans les bouchons ne ferait en moins de 5 minutes.

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Ce scénario en fait n’est pas unique aux habitants de Ndogbong. Venir de la mairie de Douala 3ème , de Nyalla ou encore de la zone industrielle de Bassa en passant par Ndokoti impose la même patience. Ici, il est un peu plus de 10h ce jeudi 27 Août. Une file de véhicules s’observe. Ici on note une forte présence des engins lourds. Des camions de marchandises se comptent par dizaines. Les moto-taxis tentent pareillement de se frayer un passage, ça va dans tous les sens. La tension monte entre les usagers.

Et quelques éclats de voix se font entendre. La présence des hommes en tenues calme les ardeurs. Après quelques minutes sur place, ça avance légèrement, mais toutefois il faut marquer près d’une demi-heure sur près 100 m. La même image s’observe encore de l’autre bout du carrefour, cette fois sur la voie qui mène vers la cité des Palmiers et quartiers nommés Pk. Les usagers en provenance de ces différents quartiers sus évoqués vivent une situation similaire à celle sus évoquée. En raison des embouteillages, il faut attendre des minutes et voire même des heures pour traverser le carrefour Ndokoti.

Ses embouteillages, constituent un réel calvaire pour les usagers qui doivent se rendre à leur lieu de service. «Je commence le travail à partir de 8h, mais je suis obligé de partir de la maison à 7h et parfois je ne suis toujours pas sûr d’arriver à l’heure », confie Line habitant à Logbaba. Pourtant les causes pour certains sont remédiables. « Vous avez des routes avec les creux partout et à ça s’ajoute l’incivisme de certains usagers », s’indigne Jacques.

Lucienne Wouassi

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