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Bonnes nouvelles agricoles

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En ces temps de changements climatiques, les pluies, qui reviennent à temps, constituent un bon présage pour l’agriculture. En février déjà en effet, la partie sud du Cameroun était couverte par des précipitations. Ce qui laisse espérer, pour mi-mars, comme de coutume, le début de la petite saison des pluies.

Le gouvernement ne s’y est certainement pas trompé en lançant le 18 février déjà, à Muyuka, dans le département du Fako, région du Sud-Ouest, la campagne agricole 2015. Autour et après cet événement, de réjouissantes nouvelles tombent en cascade pour le bonheur du monde paysan et des filières agricoles. Au nombre de ces nouvelles, l’on pourrait s’attarder sur trois : la promotion de semences, la transformation du cacao et des appuis multiformes aux organisations paysannes.

Semences améliorées. L’année 2015 a été placée au ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) sous le signe de la distribution des semences améliorées. Et ce n’est sans doute pas par un fait du hasard si le lancement de la campagne agricole s’est doublé de l’inauguration, en février dernier, dans le Sud-Ouest, d’une usine de traitement et de conditionnement de semences améliorées. La dernière nouvelle en date, dans ce domaine, est la présentation officielle, avant-hier à Foumbot, par le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), de semences améliorées de cinq nouvelles variétés de haricot, fraîchement sorties des laboratoires de l’Institut de recherche agricole pour le Développement (Irad). Au même moment, l’on annonçait une campagne de distribution, à grande échelle, dans le Nord-Ouest, de semences améliorées de pommes de terre. Pour l’année 2015, le Minader annonce 1 100 tonnes de semences de cette denrée, et en attendant, « une montagne de pommes de terre » cette année, après la distribution de 234 tonnes de semences, l’année dernière. Par ailleurs, des semences améliorées sont disponibles, ou en voie de l’être, également pour le maïs, la banane plantain, le manioc, les arbres fruitiers, etc.

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Transformation du cacao. Après des années d’éclipse, le cacao est bel et bien de retour. Des variétés hybrides précoces boostent déjà les récoltes dans les bassins de production. Mais le gouvernement voudrait en tirer une plus-value, en transformant les fèves sur place. Le ministère des Mines et du Développement technologique (Minmidt) vient de lancer un appel d’offre relatif à des études préliminaires à la mise en place de dix unités de transformation de cacao. Objectif : traiter 36 000 tonnes de fèves par an, soit le 15e de la production nationale actuelle. Ces installations s’ajouteraient à la Sic cacao qui, à Douala, transforme déjà 30% de la production nationale. En plus de la plus-value qui sera ainsi apportée au produit à l’export, ce sont de nouveaux emplois qui seront créés.

Appuis aux organisations paysannes. Après le temps des Gic (Groupement d’initiative commune), voici venu celui des coopératives. Le gouvernement encourage les producteurs à s’organiser pour mieux les assister. En plus du Minader, d’autres départements ministériels, des institutions étatiques, paraétatiques, des partenaires de la coopération accordent des subventions aux organisations paysannes. C’est dire que les sources de financement sont nombreuses et les opportunités multiples. Bon nombre de ces institutions font de l’encadrement technique, au-delà du financement des projets. C’est dans cette catégorie que vient de naître, sur la base d’un financement de plus de cinquante milliards de la Banque mondiale, le Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (Pidma). Ce projet va promouvoir la culture du maïs, du manioc et du mil, à travers l’encadrement de quelque trois cents coopératives agricoles.

MONDA BAKOA

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