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Boko Haram: «Ils violent tellement de filles par jour qu´ils sont obligés d’utiliser des médicaments»

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The Daily Beast a enquêté sur l´utilisation du viol à grande échelle par Boko Haram. Glaçant. Parmi les armes à feu, les bombes et les machettes retrouvées dans les repaires de Boko Haram par l´armée nigériane, les militaires découvrent aussi des réserves d´une toute autre utilité, selon The Daily Beast: des bibelots, des amulettes magiques mais surtout, d´importantes quantités de Viagra et de toutes sortes de comprimés similaires.

«Pour la plupart des organisations djihadistes les plus extrêmes –particulièrement celles qui, comme Boko Haram, se sont alliées à Daech–, la garantie d´avoir des relations sexuelles est un outil de recrutement important», affirme The Daily Beast.

D´autant plus qu´au Nigéria, l´organisation terroriste a fait du kidnapping de jeunes femmes –comme les filles de l´école de Chibok, enlevées en 2014– et des viols de celles-cisa marque de fabrique. Un rapport du Bureau des Nations-Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires publié en avril 2016 estimait que le nombre de femmes et de jeunes filles violées par leurs ravisseurs se situait entre 2.000 et 7.000.

Pas de Corans ou de livres islamiques

D´après The Daily Beast, de telles pratiques ont plusieurs avantages du point de vue des djihadistes: elles suscitent la terreur en même temps qu´elles attirent de nouvelles recrues. Dans un communiqué de presse publié en septembre 2015, Sani Usman, un porte-parole de l´armée nigériane, affirmait: «Quand les militaires s´emparent d´un camp djihadiste, ils ne trouvent jamais de Corans ou de livres islamiques. En revanche, ils trouvent des munitions, des talismans, des préservatifs et toutes sortes de médicaments, y compris des stimulants sexuels.»

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Si les talismans servent à «séduire les filles qui n´ont pas peur de mourir», selon le chercheur nigérian Yusuf Mohammed, les djihadistes utilisent les préservatifs quand ils«suspectent qu´une femme est atteinte d´une maladie sexuellement transmissible». Le chercheur poursuit:

«Ils violent tellement de filles par jour qu´ils sont obligés d´utiliser des médicaments pour faire durer le viol le plus longtemps possible.»

De sombres paris

D´après une victime des violences sexuelles de l´organisation terroriste interrogée par The Daily Beast, certains d´entre eux tenaient même des paris. «Celui qui durait le plus longtemps remportait la mise du pari», se souvient-elle.

Dans un article du Daily Mail publié en mai 2015, Asabe Aliyu –rescapée de Boko Haram–, témoigne:

«Ils m´ont transformée en machine. Ils faisaient la queue pour coucher avec moi. Maintenant, je suis enceinte sans pouvoir identifier le père.»

Pour Yusuf Mohammed, le but est clair: il faut qu´ils soient capables de rendre enceintes le maximum de femmes pour que leurs enfants continuent le djihad.

Slate

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