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Boko Haram : Trois chefs terroristes tués a Fotokol

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Depuis deux semaines, les terroristes essaient de prendre cette ville camerounaise.

Le 25 août dernier, les terroristes de la secte islamiste Boko Haram a lancé une vaste offensive sur la ville nigériane de Gambaru. Très vite, les forces de défense chargées de la protéger se sont enfuies. Avec armes et bagages, des centaines de policiers, douaniers et militaires se sont rendus aux autorités camerounaises pour leur demander asile. C’était à Fotokol. Les populations civiles ont suivi les militaires dans ce grand chaos. Celles qui ont eu la témérité d’y rester ont été décimées dans le vaste bain de sang que Boko Haram a organisé dans cette ville.

Les terroristes dans leur élan ont voulu dynamiter le pont qui relie les deux villes frontalières de Fotokol et de Gambaru. Ils ont entrepris de poser des charges explosives pour faire sauter la passerelle de 129,15 mètres de long, quand ils ont été pris à partie par une unité du Bir. Nos militaires les ont repoussés laissant sur le pont plusieurs terroristes. Le lendemain, les assaillants sont revenus et se sont heurtés à un dispositif renforcé d’armes lourdes. Les affrontements ont fait plus de morts de leur côté. Depuis, inlassablement, les terroristes s’attaquent à cette ville. Il faut dire que lors des ripostes camerounaises, les terroristes ont perdu trois importants chefs. Baba Massa et Abba Ngoura sont tombés le 26 août. Quelques temps plus tard, Abdouramane et des dizaines de ses compagnons ont été neutralisés à leur tour par des tirs d’artillerie des forces de défense camerounaises. Des combattants blancs apparentés à des touaregs seraient aussi morts lors de ces attaques. Ces informations difficiles à recouper, ont été révélées par des sources administratives.

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Depuis ces incidents, les Boko Haram sont devenus comme fous. Ils paraissent d’autant enragés que les militaires camerounais, par leurs tirs les empêchent de venir récupérer les corps de leurs camarades tués, qui gisent sur le pont. Or, le fait de tuer leurs chefs et de ne pas leur permettre de prendre les corps de leurs, copains est considéré par ces assaillants comme un double affront. C’est du reste ce qui motive les terroristes à s’attaquer à Fotokol.

Pourtant, le pont de Fotokol est la seule voie avec la ville de Banki qui relie les Boko Haram à l’Afrique centrale. Mais, les terroristes ne semblent obéir à aucune stratégie cohérente Laver l’affront semble pour l’instant leur seule préoccupation.

© A.S. | Le Jour

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