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Boko Haram – Owona Nguini: «La réponse militaire ne peut pas suffire»

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Le politologue appelle les Camerounais à vaincre la peur et à «faire preuve de fermeté et de courage»Le politologue camerounais Mathias Eric Owona Nguini analyse la situation de guerre qui prévaut à l’Extrême-Nord du Cameroun. Invité de la rédaction Afrique de Radio France Internationale (RFI) ce mercredi 14 janvier 2015, il a tout d’abord fait remarquer que l’attaque perpétrée par Boko Haram le 12 janvier 2015 à Kolofata était une confirmation de l’implication de ce groupe terroriste dans les attaques contre l’armée camerounaise.

Pour lui, le Cameroun doit du coup, «voir que le danger est confirmé et que les mesures prises pour lutter contre ce groupe armé extrémiste doivent être d’abord préservées et puis renforcées». l’enseignant de l’université de Yaoundé 2 à Soa pense que les Camerounais doivent faire fi de la peur qui s’installe dans leurs esprits et «faire preuve de fermeté de courage». Le Dr Owona Nguni pense que les forces de défense camerounaises ont jusque-là bien réagi aux attaques de l’ennemi.

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Ce qui, constate-t-il, ne suffit pas encore. «Le Cameroun a riposté et la riposte camerounaise a une certaine consistance. A plusieurs reprises, les membres de ce groupe armé ont tenté de s’implanter durablement sur le territoire camerounais, à chaque fois, ils ont été repoussés. Maintenant, bien évidemment, la réponse militaire ne peut pas suffire. La problématique terroriste est une problématique complexe, elle a évidement un aspect militaire, mais elle a aussi un aspect de police, un aspect sécuritaire, elle a un aspect qui touche à l’intelligence et au renseignement, elle a également un aspect politico-culturelle, qui concerne la nécessité pour les pouvoirs publics camerounais de préserver la paix entre les différentes confessions et d’assurer le dialogue entre les chefs de ces confessions », répond le très médiatique universitaire qui cite aussi des aspects d’ordre politique et économique pour conclure son argumentaire.

Owona Nguini relève aussi que dans la guerre qu’impose à leurs pays respectifs Boko Haram, les présidents du Nigeria et du Cameroun ne dialoguent pas de la meilleure des façons.

Robert Ndonkou

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