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Boko Haram: Pr Ebodé: «Nos forces de défense ont pris le contrôle»

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L’expert du Centre de recherche d’études stratégiques et politiques (Creps) prévoit néanmoins un conflit long du fait de la nature non conventionnelle de la guerre qui oppose le Cameroun à la nébuleuse islamiste.

Les forces armées camerounaises multiplient depuis quelque temps les succès dans la guerre qu’impose au Cameroun la secte islamiste nigériane Boko Haram. C’est le constat que fait le Professeur Joseph Vincent Ntuda Ebodé. Dans son analyse de la situation qui prévaut sur le front de l’Extrême-Nord, le chef du Centre de recherche d’études stratégiques et politiques (Creps) note que les forces de défense camerounaises sont montées en puissance. « Il y a eu le temps de la restructuration et de la réorganisation, le temps de la montée en puissance et de l’occupation du terrain.

Maintenant nous sommes dans le temps de la posture d’attaque et de foi », dit-il. Ntuda Ebode explique que Boko Haram n’a plus l’initiative comme c’était le cas pendant longtemps. Et que « nos forces de défense ont pris le contrôle du théâtre ». Il est maintenant question, ajoute le géo stratège, d’interdire à Boko Haram toute initiative.

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Conséquence, le groupe nigérian ne manœuvre plus lui-même et se signale désormais par des actes de « lâcheté ». Il y a cependant une information qui peut refroidir l’enthousiasme. C’est celle qui concerne la durée de l’affrontement avec les terroristes. Le Pr Ntuda Ebodé confie que le conflit sera « long », mais que c’était « prévu à l’avance ». Il ajoute qu’il faudra des années pour qu’on sache qu’il est fini parce que la guerre contre Boko Haram n’est pas comme une guerre que l’on livre avec un Etat qui signe la capitulation une fois qu’il est vaincu. « Ce sera long et éparse, parce que le conflit pourra être porté partout sur le territoire national. Une fois qu’ils sont attaqués ici, ils se décomposent et cherchent à se reconstituer pour prouver qu’ils sont toujours vivants même s’ils restent deux ou trois. Même en fuyant, ils vont quand même jeter deux ou trois explosifs derrière », termine l’enseignant de Yaoundé 2-Soa.

© Robert Ndonkou 

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