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Boko Haram ne lâche pas prise dans l’Extrême-Nord camerounais

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Un incendie, attribué à la secte islamiste Boko Haram, a soufflé quelque 65 cases dans la nuit de mardi à mercredi dans la localité camerounaise de Wawouli frontalière avec le Nigeria, a appris APA de sources sécuritaires.

#BokoHaram Jusqu’à mercredi matin, on n’avait signalé aucune perte en vie humaine à la suite de cet assaut terroriste, qui a conduit à une opération de ratissage de l’armée encore en cours.

La veille, et à quelques kilomètres de Wawoudi, c’est un soldat camerounais qui a trouvé la mort lorsque le véhicule de transport public dans lequel il avait pris place, en partance pour Koumche au Nigeria, a explosé après avoir roulé sur une mine.

Cette explosion, apprend-on encore, a également fait 4 blessés parmi les hommes en tenue, qui se tentaient manifestement de rejoindre leurs camarades d’armes en pleine opération à Koumche contre le mouvement jihadiste, en synergie avec les forces nigérianes.

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Cette nouvelle montée de fièvre, note-t-on, intervenait alors que le ministre nigérian de l’Intérieur, Abdulrhaman Bello Bandazau, achevait une visite de travail de deux jours au Cameroun pendant laquelle il a déclaré que «les adeptes de Boko Haram ne sont pas des citoyens normaux. D’ailleurs, bientôt, on n’en parlera plus».

Ces assurances semblent toutefois démenties par la situation sur le terrain, particulièrement côté camerounais où il ne se passe pratiquement pas de jour sans qu’une incursion terroriste, souvent mortelle, ne soit signalée.

En rappel, et selon les statistiques gouvernementales, 1098 civils, 67 militaires et 3 policiers camerounais ont été tués entre 2013 et début 2016 au cours de 315 incursions, 12 accidents sur mines et 32 attentats-suicide de Boko Haram dans l’Extrême-Nord.

 

Sources : APA

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