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Boko Haram menace la survie des entreprises qui fabriquent le savon

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Depuis plusieurs mois, le Nigeria, la République Centrafricaine et le Tchad, pays où l’essentiel de la production des entreprises basées en territoire camerounais est écoulée  ne sont plus ravitaillés à cause de l’insécurité. La production est arrêtée ou réduite et de nombreux employés mis en chômage technique.

L’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) est dans le désespoir. Plusieurs de ses membres, si ce n’est la plupart risquent de disparaître de la carte industrielle du pays. Ces fabricants de savons et d’huiles destinées à la consommation ne parviennent plus à écouler leurs produits sur ce qui constitue l’essentiel de leur marché. Les frontières avec le Nigeria, la République centrafricaine et le Tchad étant devenues dangereuses du fait de l’insécurité ambiante, ils se voient contraints d’attendre des jours meilleurs pour reprendre pied dans ces pays frontaliers. Impossible par exemple de franchir les frontières de l’Extrême-Nord qui donnent sur le Tchad et le Nigeria à cause des agissements de la secte terroriste Boko Haram qui sème terreur, mort et désolation de côté-ci.

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Mais l’attente prolongée pose déjà d’énormes soucis aux entrepreneurs. Certains  sont contraints d’arrêter la production d’huile ou de savon et de mettre leur personnel en chômage technique. Cette situation a alarmé l’Asroc au point où elle a initié une tournée dans plusieurs unités de fabrication installées à Douala, le 19 mai 2015 en compagnie du directeur de l’industrie au ministère des mines et du développement technologique (Minmidt) venu pour sa part toucher du doigt le problème que pose l’importation à la valeur transactionnelle.

« L’insécurité peut créer à terme des situations catastrophiques puisque la capacité de production de nos installations sont réduites de 50 %. Ce qui veut dire qu’à terme si la situation continue, nous verrons en train de pratiquement arrêter nos installations autant en raffinerie qu’en savonnerie. Ce qui entraînerait le chômage technique », craint Djafarou, le directeur des opérations de la société Azur. Il redoute de voir les 800 employés de cette entreprise devenir des bandits de grands chemins au cas où ils étaient mis à la porte à cause des difficultés financières qui pointent le nez.

Robert Ndonkou

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