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Boko Haram: Kah Wallah accuse Paul Biya de laxisme

Kah Wallah-Boko Haram-Cameroun

En visite «humanitaire» dans la région de l’Extrême-Nord du 17 au 24 août 2014, Kah Wallah, présidente nationale du Cameroon people’s party (CPP) s’est rendue tour à tour auprès des autorités administratives, traditionnelles et religieuses de la ville de Maroua. Une visite qui, selon des membres de la délégation qui l’accompagnait, s’inscrivait en droite ligne du problème d’insécurité auquel font face les Camerounais de la partie septentrionale.

Pour cette raison et bien d’autres encore, le Cpp reproche au gouvernement camerounais de n’avoir pas pris la pleine mesure du problème. De l’avis de Kah Wallah, «le véritable problème de Biya, c’est qu’il subit les évènements qui surviennent au Cameroun». «Et quand bien même il est interpellé par ses citoyens sur des questions aussi graves que ce qui se produit eu ce moment dans les régions septentrionales, il se conforte dans un mutisme inquiétant», analyse la transfuge du SDF.

Aux détours de ses rencontres, elle fait l’état de la situation: «C’est plus préoccupant qu’on ne pourrait s’imaginer. Toutes les activités sont en berne: l’administration à certaines zones frontalières est en sous-effectif, les populations peinent à vaquer à leurs occupations, les jeunes sont laissés à eux-mêmes et constituent des potentielles recrues pour la secte qui les enrôlent d’une façon ou d’une autre», s’est-elle plaint. Une situation «évitable», de son point de vue si le président Biya avait écouté les propositions de sa formation politique depuis plus d’un an.

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Selon Kah Wallah, le Cpp s’est investi à sa manière à dérouler un plan de riposte à la guerre que mène le Cameroun contre la secte islamiste Boko Haram en trois actes. Premièrement, «la coordination des activités des autorités administratives et militaires devrait se faire sans ignorer les réalités de chaque zone, et donc l’implication effective de la population locale dans le renseignement permanent». En plus, ont-ils noté, «le véritable allié de Boko Haram, c’est la pauvreté des populations du Grand Nord», «Il faut investir dans des activités prioritaires qui «iront sur la vie des jeunes en proie au chômage». Enfin, le dernier acte du plan de guerre que propose la jeune formation politique, c’est «de cultiver le patriotisme sur toute l’étendue du territoire camerounais». De leur point de vue, «les malheurs des Camerounais de Fotokol, doivent préoccuper ceux de Ndikinimeki ou de n’importe quel citoyen camerounais sur le territoire national».

Cpp est en mission d’évaluation. Afin de mieux comprendre la situation, il est capital de voir de près les acteurs sut le terrain. Et c’est la démorche du Cpp», conclu Kah Wallah.

© Alain Mazda | L’Oeil du Sahel

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