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Boko Haram : Les Forces de défense intensifient les rafles a Douala

Douala-Boko-Haram-Ebola

A travers notamment des opérations de bouclage dans des quartiers de Douala. Après Bonanloka quelques jours plus tôt, c’était au tour de Yassa d’être passé au crible aux premières heures de vendredi, 7 août 2015.

En effet, le quartier a été le lieu d’une descente des forces de maintien de l’ordre – militaires, gendarmes, policiers. Cette action fait partie d’une série d’opérations dans la lutte contre Boko Haram, dont l’objectif est à fois préventif et répressif. Avec plusieurs volets d’action : rechercher les engins explosifs qui se trouveraient dans la ville, dissuader les uns et les autres qui seraient tentés de commettre un acte terroriste, diminuer la grande criminalité dans la ville de Douala.

Ces opérations consistent au bouclage, à l’interpellation de personnes jugées suspectes, avec ou sans carte nationale d’identité (Cni), à la fouille systématique des domiciles à la recherche d’objets compromettants ou considérés comme douteux, à l’exploitation de ceux qui auront été embarqués. Une dernière phase qui se déroule à la base du Groupement mobile d’intervention (Gmi) n°2. C’est donc là qu’ont été conduits les individus, près de 300, interpellés du côté de Yassa.

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Dans l’exploitation, pour ceux disposant d’une Cni, leurs noms sont entrés dans le fichier criminel pour s’assurer qu’ils ne sont ni recherchés ni évadés. Si tout cela s’avère négatif, ils peuvent rentrer chez eux. Pour ceux n’ayant pas de Cni au moment de l’interpellation, soit un de leurs proches en apportent par la suite, soit on leur en établit une dans les lieux dédiés à cet effet et ce n’est qu’après cette action qu’ils pourront repartir libres, si bien sûr ils n’ont pas été trouvés en possession d’un objet compromettant. Auquel cas, ils sont auditionnés et les enquêtes suivent leur cours.

Cette opération de sécurité s’est poursuivie ce week-end dans d’autres coins de la ville de Douala.

Rita DIBA

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