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Boko haram : 11 membres présumés arrêtés

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La présence à Nkongsamba d’autres terroristes présumés de la secte islamiste redoutée.

Onze personnes présumées appartenir à la secte islamiste Boko haram sont gardées à vue dans les cellules de la compagnie de gendarmerie du Moungo, dans la région du Littoral. Elles ont été interpellées vendredi 05 et samedi 06 décembre 2014 à Nkongsamba. Les gendarmes ont en outre saisi une vingtaine de sacs de riz, une dizaine de bidons d’huile de 20 litres et des tomates en boite. Ces denrées alimentaires étaient stockées près de lits démontables sous des tentes dressées dans la forêt de Galmoa. Rien n’a encore filtré de l’audition des présumés membres de la secte.

Mais Le Jour a appris que les suspects ne s’expriment qu’en anglais et en arabe. Au moment de leur interpellation, ils ne disposaient pas de carte nationale d’identité. Certains d’entre eux étaient vêtus en uniforme militaire, tandis que d’autres étaient en civil. Une source sécuritaire a confié qu’une délégation constituée des responsables de l’armée camerounaise en provenance de Yaoundé est attendue ces jours-ci à Nkongsamba, pour rencontrer les suspects.

Selon les témoignages, c’est un conducteur de mototaxi qui consommait de la bière dans un débit de boissons qui a éveillé les soupçons. Il a indiqué aux siens qu’il transportait des « gens bizarres » qui faisaient des achats. « Il a dit qu’ils payaient 10 000 F. Cfa par personne pour être conduits à leurs tentes dressées dans la brousse », rapporte un gendarme qui suit l’affaire de près. Les policiers du commissariat de sécurité publique du 3ème arrondissement de Nkongsamba ont été aussitôt alertés, sans suite. Un chasseur ayant également fait la découverte des tentes dans la brousse de Galmoa a porté le message en ville.

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Le préfet du département a été à son tour saisi par les populations. Il a ordonné l’ouverture d’une enquête. Lors d’une opération de terrain vendredi 05 décembre, les gendarmes sont tombés sur un groupe de sept personnes au lieu-dit Jean 23. Trois d’entre elles ont pris la fuite. Quatre autres ont été interpellées. « Un des hommes interpellés a cassé son téléphone et a mâché la puce. Les mototaximen et les habitants furieux voulaient en découdre avec eux », a indiqué au Jour un gendarme.

Peur sur la ville

Notre source révèle que la battue organisée dans la ville le lendemain samedi 06 décembre a permis de mettre la main sur sept autres membres présumés de la secte Boko haram. Ils ont été tous placés en garde à vue à la compagnie de gendarmerie du Moungo. Mais le climat reste précaire et la population vit dans la psychose, apprend-on. Les uns et les autres ont fermé tous les commerces à 19h, le vendredi 05 décembre 2014. « Les habitants de Nkongsamba ont vécu avec la peur dans le ventre vendredi et samedi derniers. Mais la situation revient peu à peu à la normale. Tous les services compétents sont à pieds d’oeuvre. Le dossier a été transmis au commandant de légion du Littoral », rassure une source policière. Qui fait savoir que les forces de l’ordre craignent la présence d’autres membres de Boko haram à Nkongsamba. Les enquêtes se poursuivent.

© Le Jour : Mathias Mouendé Ngamo

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