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Bertrand Teyou emprisonné en France pour avoir incendié la mairie de Besançon

Bertrand_Teyou

Aucun blessé ni  pertes en vies humaines n’ont été enregistrés suite a cet incident. Toutefois, deux hommes ont été pris en charge par les secours et transportés à l’hôpital de Besançon après avoir inhalé des fumées. Placé en détention samedi soir, l’activiste Camerounais réfugié politique en France,  sera jugé ce lundi 29 juin 2015 en comparution immédiate. Des expertises psychiatriques  pourraient cependant retarder le procès.

Les images des cameras de video surveillance. Photo: (c) Macommune.info

Selon des renseignements dignes de foi, puisés sur les réseaux sociaux et confirmés par le site d’informations de la commune de Besançon «macommune.info», l’écrivain et polémiste Camerounais Bertrand Teyou, auteur de l’Antécode Biya et du livre au titre fort évocateur  «Chantal Biya la belle de la République bananière, de la rue au Palais», serait depuis ce samedi 27 juin 2015, incarcéré à Besançon,pour avoir incendié la mairie de ladite ville. Notre confrère «macommune.info) raconte l’incident:

«Selon les informations que nous vous délivrions dès 12h45, l’individu, « bien connu » des services de police, « s’est présenté à l’Hôtel de Ville de Besançon en demandant à une employée présente de sortir », avant de lancer deux cocktails Molotov à l’intérieur selon un témoin, a déclaré le commissaire Benoît Desferet, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Doubs, sans pour autant confirmer l’identité de l’homme arrêté. L’homme, qui se déplaçait avec une ou des béquilles, a ensuite été interpellé quelques minutes plus tard dans les environs de l’Hôtel de Ville.

Certains témoins parlent d’une interpellation rue du palais de justice. Une enquête était en cours, exploitant notamment des images de vidéosurveillance. « En revanche,  nous n’avons pour l’heure aucun autre élément sur le nombre exact de protagonistes dans cette affaire… ». La police avait parlé d’un éventuel acolyte, mais en fonction des allées et venues dans le hall de l’hôtel de ville, l’information n’avait pas été confirmée, mais tout porterait à croire que l’homme ait agi seul. L’homme interpellé était suivi à sa demande depuis février 2015 par l’Adie, une association d’aide à la création d’entreprises qui avait estimé que son projet de maison d’édition ne répondait pas à ses critères pour le soutenir davantage. Il avait frappé à d’autres portes, mais aucune solution d’accompagnement ne l’aurait satisfait. 

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Ces dernières semaines, il avait effectué deux sit-in dans l’Hôtel de Ville, obligeant la police à intervenir pour le déloger. Lors de son second sit-in, il avait menacé le personnel de « tout faire brûler » si ses revendications n’étaient pas écoutées. Depuis ces déclarations, il faisait l’objet d’une procédure pour « menaces sur agent chargé de service public ». Il devait être convoqué ultérieurement devant la justice.

L’incendie – 25/06/2015 Photo: (c) macommune.info

Dans le cadre de cette procédure, il « avait été examiné par un médecin qui avait conclu qu’il était certes logorrhéique -il parlait beaucoup-, mais qu’il ne présentait pas de pathologie psychiatrique », a déclaré la vice-procureure Margaret Parietti.

En revanche, au terme du drame, a conclu notre confrère : Les projectiles ont provoqué un incendie qui s’est propagé dans deux étages du bâtiment datant de 1393  et classé monument historique depuis 1912, mais les pompiers l’avaient globalement maîtrisé vers 12h20. Il n’y avait plus de flammes réellement vers 13h. L’hôtel de Ville abrite notamment l’office de tourisme et au premier étage la salle du conseil municipal et « la salle des mariages« .

L’incendie
Photo: (c) macommune.info


Yves Junior Ngangue

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