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Bayangam : une semi-remorque fait un mort

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L’accident s’est produit à Bayangam, département du Koung Khi à l’Ouest du Cameroun sur l’axe routier Bafoussam-Yaoundé, ce vendredi 19 aout en début d’après-midi. Le chauffeur et le moto-boy du véhicule ont pris la poudre d’escampette. « Le chauffeur s’est retrouvé nez-à-nez avec un taxi de ligne qui évitait les nids de poule. Le gros camion esquivait le taxi qui avait 7 passagers à son bord. C’est ainsi qu’il a perdu sa direction et s’est renversé en piégeant l’homme dans ses masses de fer. « Le conducteur du taxi s’est vite sauvé avec ses passagers », nous a raconté un usager en partance pour Yaoundé. Les villageois en émoi, déclarent que l’adulte dont le corps sans vie a été coincé entre les tessons de bouteilles et les masses de fer, est constamment en état d’ivresse.

Le déploiement infructueux de la logistique militaire

L’on comptait par centaine, les voitures immobilisées à cet endroit. D’un sens comme de l’autre, tout était verrouillé. La largeur de la chaussée très exigüe, était quasiment impossible même pour des motos de faufiler. Les passagers-vacanciers perdaient tout espoir de reprendre la route.

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Du coup, une sirène annonce des instants radieux. C’est le Gouverneur et son Etat Major qui sont venus non seulement s’enquérir de la situation, mais surtout libérer la route et permettre le trafic normal. C’était sans compter sur le poids extrêmement lourd du camion. Après plusieurs tentatives, la logistique militaire s’est montrée finalement impuissante. C’est un camion Benz rempli de sable qui est venu libérer la chaussée en séparant la cabine de la remorque. Le No1 de la Région de l’Ouest et les voitures jusqu’à lors bloquées, sont repartis des lieux laissant derrière eux, une famille inconsolable, avec le corps inerte de leur proche emballé dans une couverture et laissé sous une pluie diluvienne.

Il se raconte qu’à cet endroit précis, il ne se passe pas une semaine sans voir un ou deux accidents graves. Mais cela n’ébranle personne. La faute est le plus souvent attribuée aux chauffeurs qu’on dit non attentionnés et toujours en excès de vitesse. Pour reprendre une chanson d’un artiste camerounais « la route ne tue pas, mais c’est nous qui tuons ». Voila que le contraire peut inspirer d’autres chanteurs : les routes camerounaises tuent plus que tout.

Alain NDANGA

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