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Bapès Bapès, Biyiti Bi Essam et Essimi Menye dans le viseur du TCS

Louis-Bapès-Bapès-TCS

Sortis du gouvernement à la faveur du réaménagement du 2 octobre 2015, ces trois ministres pourraient dans les prochains jours répondre de leurs antécédents devant les juridictions.

Parce que ne pouvant plus se prévaloir de leur statut de membre du gouvernement, Jean Pierre Biyiti bi Essam, l’ex-ministre des Postes et Télécommunications, Louis Bapès Bapès, ex-ministre des Enseignements Secondaires et Lazare Essimi Meye, ex-ministre de l’Agriculture et du développement rural, pourraient bien comparaître dans les prochains jours devant le Tribunal criminel spécial (Tcs) où plusieurs dossiers les concernant sont pendants.
Le quotidien Mutations en kiosque lundi 5 octobre 2015 rapporte que Jean Pierre Biyiti bi Essam a déjà eu à se présenter devant cette juridiction pour des investigations remontant au moment où il officiait dans ce même département comme Secrétaire Général. Il lui était reproché une dépense injustifiée de 30 millions de Fcfa, représentant des frais perçus par des membres d’un comité ad hoc dans le contrat Minpostel-Sofrepost. Une affaire qui une fois devant la juridiction criminelle, a fait rejaillir d’autres supposées indélicatesses de l’ex-Minpostel, notamment, les conditions d’attribution des licences 3G aux entreprises de téléphonie mobile. Sans oublier son passage au Mincom et la gestion des fonds relatifs à la visite du Pape Benoit XVI au Cameroun.
Lazare Essimi Menye, quant à lui, a déjà déféré à une convocation du Tcs, comme témoin, indique Mutations, dans l’affaire de la restructuration de Amity Bank et la liquidation de la Société camerounaise de tabac (Sct). Des faits qui se sont déroulés alors qu’il était Ministre des Finances.
De tous, «l’ancien ministre des Enseignements Secondaires est celui qui aura payé le tribut le plus lourd, en termes de salissures de son image», écrit Mutations. Louis Bapès Bapès a été interpellé puis incarcéré à la prison centrale de Kondengui. L’ex-ministre des Enseignements Secondaires doit ainsi répondre du détournement d’une somme estimée à un milliard de Fcfa. Le sort réservé à ces trois clients du Tcs sera connu dans les prochains jours, indique le journal qui ajoute qu’il reste cependant au sein du gouvernement, «d’autres hauts commis qui eux aussi ont leurs petites affaires dans les tiroirs de la justice».
Le journal cite à ce titre les ministres Jacques Fame Ndongo, cité dans l’affaire de la redevance audiovisuelle à la Crtv, Jacqueline Koung à Bessiké, Ministre des domaines et des affaires foncières (Mindcaf), dans l’affaire des titres fonciers de certaines sociétés d’Etat. Notamment la Régie nationale des chemins de fer du Cameroun (Regifercam), et l’Office national des produits de base (Oncpb).
«Le ministre chargé des missions à la présidence, Paul Atanga Nji, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité (Cns) est en ligne de mire s’agissant du dossier Campost», écrit le journal à capitaux privés.

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